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architecture,
sites & monuments |
| l'architecture
Comme dans beaucoup d'endroits, les matériaux de l'habitat
traditionnel sont étroitement liés à la géologie.
La roche, qui donne son identité à chacune des régions
naturelles de Lozère, caractérise aussi son architecture.
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En Aubrac, en Margeride et sur le mont Lozère,
les habitations s'élèvent parfois jusqu'à 1 300 m
d'altitude. Pour luter contre la rudesse du climat, les ouvertures sont
petites et peu nombreuses. Du coté nord, le bâtiment est
en partie enterré alors que la facade est orientée au sud
ou à l'est pour profiter pleinement du soleil. Composé d'un
seul corps de bâtiment, la maison traditionnelle accueillait les
hommes et les bêtes. Les murs épais, composés de gros
blocs de granite taillé, donnent un aspect de solidité absolue
à ces construction mais, compte tenu du poid de cette roche, les
bâtiments ne comportent que rarement plus de 2 étages. Sur
le mont Lozère, en descendant le versant sud du col de Finiels,
vous découvrirez que les lauzes sont parfois remplacées
par des chaumes.
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Dans la région des causses, le calcaire facile à taillé
en gros blocs ou à débité en lauzes et l'absence
de bois confèrent à l'habitat traditionnel une caractéristique
particulière. La struture typique de la ferme caussenarde repose
sur l'utilisation systèmatique de la voûte, où chaque
pierre ne tient que grâce à sa voisine, avec des murs dont
l'épaisseur peut atteindre plus d'un mètre au rez-de-chaussée.
Ces voûtes permettent de se protéger du froid de l'hiver
mais aussi des canicules estivales. Là aussi, hommes et bêtes
partageaient le même espace : la bergerie se situait généralement
à coté de la cave.
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En raison des influences méditerranéennes, les
Cévennes bénéficient d'un climat beaucoup plus doux
que les autres régions de Lozère. Les étés
y sont généralement très chauds ce qui explique que
l'on cherche plutôt à s'y protéger du soleil. Les
maisons sont souvent assises sur la roche, dans le sens de la pente, pour
économiser l'espace disponible pour les cultures et se protéger
du ruissellement. Les matériaux de construction sont ici le schiste,
que l'on remplace par le granite, le grès ou le calcaire pour les
encadrements car celui-ci se délite trop facilement et le châtaignier
utilisé pour les charpentes. Dans cette région, le sous-sol
fait office de cave, de bergerie ou de chèvrerie. Quant à
la magnanerie (local où se pratiquait l'élevage des vers
à soie), elle occupait les niveaux supérieurs des habitations.
En raison des fortes pentes, tout autour des habitations, se trouvent
de très nombreux bancels qui scultent le paysage cévenol.
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Enfin, la vallée du Lot réuni toutes ces influences architecturales
: tous au long de la rivière, vous trouverez tous les styles et
tous les matériaux. L'utilisation du grès rouge est même
courante en aval de la vallée, vers l'Aveyron. Mais une architecture
vraiment très particulière caractérise cette vallée
: il s'agit de la toiture à la "Philibert" (Philibert
Delorme était un grand architecte, dessinateur et théoricien
du XVIème siècle) dont la forme arrondie en carène
de bâteau renversée offrait une grande capacité de
stockage pour les récoltes de ces terres fertiles.
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les sites & les monuments
la cathédrale de Mende
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| Dominant la ville du haut des 84 m de grand clocher, sa construction
commença en 368 sur une décision du pape Urbain V, pape
en Avignon mais surtout originaire du Gévaudan. Achevé
en 1467, la cathédrale s'enrichit en 1512 du petit clocher (65
m) et du grand clocher de style gothique flamboyant en haut duquel on
installe Marie Thérèse, denommée aussi la Non Pareille,
qui est à cette époque la plus grosse cloche de la chrétienté.
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En 1579, durant les guerres de religion,
la cathédrale est partiellement détruite par Mathieu Merle
qui fait aussi fondre la Non Pareille pour en faire des boulets de canon.
Il n'en reste aujourd'hui que le battant de 2,20 m pesant près
de 470 kg que vous pourrez découvrir dans la cathédrale
reconstruite par les Mendois entre 1599 et 1620 selon les plans d'origine.
Au XIXème siècle, un porche de style néogothique
flamboyant lui est adjoint. La cathédrale abrite une Vierge Noire
sculptée dans de l'olivier et ramené d'Orient lors des croisades.
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le pont Notre Dame à Mende
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Datant du XIIème siècle,
c'est le plus vieux pont de Mende. Composé de trois arches, en
forme de dos d'âne, il enjambe majestueusement le Lot et vous permettra
de découvrir quelques maisons aux toitures à la "Philibert".
En rive gauche, à l'aval du pont,
vous découvrirez une "passe à poissons" située
au niveau du seuil. Cet ouvrage est destiné à permettre
le franchissement de la chute d'eau par les truites "fario"
lors de leur migration.
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le mont Mimat et l'ermitage Saint Privat (variante)
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Après avoir gravi la «montée Jalabert» sur la variante du
parcours, la croix du mont Mimat vous offrira un superbe panorama sur
Mende et la vallée du Lot avec, au loin, le truc de Fortunio, sommet
méridional de la chaîne de la Margeride culminant à
1551 m.
Juste en-dessous, à flanc de montagne,
une grotte servit de lieu de recueillement et de refuge à Saint
Privat. Poursuivi par des barbares, il y fut capturé et tué.
Après quoi, cette grotte et la crypte où il fut enterré
devinrent des lieux de pélerinage très fréquentés.
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Lanuéjols (variante)
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En raison de la richesse de ses terres agricoles et de son sous-sol, les
Romains se sont rapidement installés dans cette vallée.
En témoignage de cette époque, il demeure un mausolée
datant de la seconde moitié du IIème siècle
érigée à la demande de Lucius Petrus Bassianus et
pomponia regola, riches patriciens, en mémoire de leurs deux enfants.
Les fondations d'autres monuments et la présence d'autres tombes
ont montré que ce monument s'incrivait dans une nécropole
plus importante.
Le château du Boy constituait l'ancienne
résidence des barons du Tournel à partir de 1307, année
où ils désertèrent le château médiéval
du Tournel.
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le château du Tournel
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Cette imposante forteresse est perchée sur un éperon rocheux dominant
un méandre de la vallée du Lot.
Elle a été construite au XIIème
siècle par les barons du Tournel dont le territoire s'étendait
de la montagne du Goulet au nord à celle du Bougès au sud
et du causse de Sauveterre à l'ouest à Villefort à
l'est.
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Sa position stratégique (entre des
drailles de transhumance et plusieurs voies de communication majeures)
lui permettait de contrôler le passage sur ces voies et de percevoir
aussi des péages. En 1307, suite à l'acte de paréage
entre le roi de France et l'évêque de Mende, les seigneurs
du Tournel s'installent au château du Boy et peu à peu, la
forteresse tombe en ruine...
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le prieuré et la chapelle de Saint-Jean-du Bleymlard
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Situé de part et d'autre de la route, cet ensemble date du XII
ou XIIIème siècle. La chapelle, avec son abside
à 5 pans, a surtout conservé une architecture gothique après
plusieurs remaniements. Le prieuré, en schiste, est caractéristique
des maisons bourgeoises de l'époque avec ses deux tours rondes.
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le château du Castanet |
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Construit à la fin du XVIème
siècle, ce château n'a été que peu utilisé
et s'est même trouvé être transformer en ferme. La
construction du barrage de Villefort a failli l'engloutir en 1960. Détruit
par un incendie il y a quelques années, sa reconstruction est maintenant
achevée et vous pouvez de nouveau l'admirer sur les rives du lac.
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la Garde-Guérin
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| Ce village fortifié se situe sur le chemin de Regordane,
ancienne voie gallo-romaine. Au Xème siècle,
les évêques de Mende décident d'y installer un poste
de garde pour débarrasser la région des brigands. Par
la suite, du XIème au XIIIème siècle,
cet axe devient l'une des plus importantes voie de communication
et de pélerinage entre l'Auvergne et le bas Languedoc.
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Moyennant un droit de péage, les pélerins et marchands y trouvaient
refuge et protection par les seigneurs "pariers" qui les escortaient.
Il ne reste aujourd'hui de l'ancien château fort que la tour carrée
de 21 m de haut au milieu du village qui a conservé son aspect
médiéval.
A quelques centaines de mètres du village, un belvédère
offre une vue exceptionnelle sur les gorges granitiques du Chassezac
très fréquentées par les amateurs de canyoning.
le château de Luc
![]() |
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Situé aussi sur le chemin de Regordane, ce château constituait égaement
un point stratégique entre les deux anciennes provinces du Gévaudan
et du Vivarais. Au XIXème siècle, une grande
statue de la Vierge est installée au sommet du donjon. De ce site,
vous découvrirez une très belle vue sur la vallée
de l'Allier.
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Langogne
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En 998, des moines bénédictins
y fonde un monastère. Au siècle suivant, ils y édifièrent
l'église Saint Gervais et Saint Protais qui constitue l'une des
plus belles églises romanes du Gévaudan même si elle
a été fortement remaniée du XVème
siècle au XVIIème siècle. Vous pourrez
aussi admirer cinq tours rondes constituant les seuls restes de l'enceinte
du monastère ainsi qu'une halle du XVIIIème siècle
dont les 14 colonnes de granite soutiennent un toit de lauzes et qui servit
de marché au grain. Enfin, toujours en parfait état de fonctionnement,
la filature des Calquières vous fera revivre l'art du tissage de
la laine grâce à ses machines du XIXème
siècle.
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Grandrieu
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En remontant la vallée du Grandrieu,
quelques kilomètres avant d'arriver à ce bourg, vous découvrirez
la chapelle de Saint Méen. Selon la tradition populaire, le moine
Méen aurait terrassé un dragon qui ravageait la contrée
vers l'an 600. Sa chapelle, construite depuis un siècle environ,
a été édifiée à proximité de
la rivière en un endroit où l'on amenait les personnes atteint
d'une maladie de peau. La croyance populaire voulait qu'en les baignant
dans un trou d'eau creusé par l'eau dans la roche, celles-ci guérisaient.
Ce culte faisait aussi l'objet d'offrandes et de prières. Vous pourrez y voir encore aujourd'hui accrochés les mouchoirs d'enfants malades.
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Saint-Alban-sur-Limagnole |
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Le bourg doit son nom à un saint martyr anglais du IVème
siècle. Ses disciples y fondèrent, au XIème
siècle, un monastère où les pélérins
se rendant à Saint Jacques de Compostelle trouvaient accueil et
réconfort. Au centre du bourg, l'église romane, avec son
clocher-peignes et ses chapiteaux historiés, serait la chapelle
agrandie de ce monastère. Sur les hauteurs, vous pourrez admirer
le château construit à partir de 1245 à la place de
l'ancienne forteresse détruite par les Anglais.
Remanié à la Renaissance puis
au XVIIème siècle, le château devient une
riche demeure tout en conservant son aspect défensif. Au XIXème
siècle, le frère Hilarion Tissot transforme l'édifice
en asile pour y accueillir les femmes aliénées de la prison
de Mende. Il conserve encore aujourd'hui cette vocation d'hôpital
psichyatrique. Dévasté par un incendie en 1973, le château
est restauré une première fois par le conseil général
de la Lozère avant une restauration plus récente de la cour
et des façades.
Durant la seconde guerre mondiale, Paul
Eluard, engagé dans la résistance, passa un hiver à
Saint-Alban-sur-Limagnole qui accueilli aussi d'autres surréalistes.
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Le Malzieu-Ville
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Situé sur les berges de la Truyère, le bourg a conservé de très
nombreuses traces de son passé médiéval. Au Moyen-Age,
Le Malzieu-Ville était une importante cité fortifiée
dépendant de la baronnie de Mercur. Plus de 1 000 personnes
y vivaient en 1695. De cette époque, subsistent des pans de remparts,
une tour-porche carrée et deux tours circulaires. La tour de l'horloge,
qui constituait le beffroi du château médiéval, fût
utilisée comme prison lors des guerres de religion.
En 1631, une épidémie de peste
ravage la ville et tue 80 % de sa population. Pour l'assainir, les maisons
des pestiférés sont brûlées mais l'incendie
échappa à tout contrôle et détruisit une grande
partie de la ville. C'est à cette époque que furent construites
les belles maisons au fronton triangulaire que vous pouvez admirer dans
le vieux bourg. Le 27 août 1658, d'importantes inondations emportèrent
une partie des remparts et la tour Jonas.
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Fournels
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Ce bourg possède une très belle église du XIIème
siècle, avec ses voûtes en plein cintre et son clocher mur
à trois arcades ainsi qu'un château du XVIème
siècle en forme de quadrilatère et flanqué de tours,
qui fût remanié au XVIIème siècle.
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Nasbinals
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Capitale de l'Aubrac lozérien, Nasbinals se trouve sur l'un des principaux
chemins du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle menant du
Puy à la Galice à quelques kilomètres de la dômerie
d'Aubrac en Aveyron, qui pouvait accueillir jusqu'à 1 500
pélerins !
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| Le bourg abrite dès 1074 un prieuré construit par
les Bénédictins.L'église de granit sombre, caractéristique
du style roman auvergnat, a été construite au XIIIème
siècle avec un curieux clocher octogonal. Sur le parvis, se trouve
une coquille Saint Jacques stylisé en galets et métal.
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Sur la place, vous trouverez une étrange
statue. Il s'agit de celle de Pierre Brioude dit "Pierrounet",
guérisseur officiant à Nasbinals entre 1880 et 1907. Sa
réputation était telle qu'on venait parfois de très
loin pour le consulter et en grand nombre (jusqu'à 8 000 consultants
par an selon certaines estimations)...
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Bananssac
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Aux premier et second siècles, Banassac est renommée dans le
monde romain pour ces poteries en céramique rouge ornée
de dessins caractéristiques qui permirent d'en retrouver les traces
à Pompéi et jusqu'au Maroc et au Liban. Plus tard, les Mérovingiens
utilisèrent le savoir-faire des artisans locaux pour y établir
l'un des premiers centre de frappe de monnaies.
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La Canourgue
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Son surnom de «petite Venise lozérienne» lui vient de l'Urugne,
la rivière qui la traverse et dont les multiples canaux alimentaient
autrefois des moulins, des filatures et des tanneries. Ce réseau
de canaux qui tantôt borde les rues, tantôt passe sous les maisons
donne beaucoup de charme au centre-ville qui a su conserver son habitat
ancien. La tour de l'horloge constitue le seul vestige du château
Saint Etienne créé pour protéger le monastère
datant du VIIème siècle. Lors de votre passage,
il vous faudra aussi visiter l'église Saint Martin du XIIème
siècle édifiée par des Bénédictins et
qui a conservé, malgré des remaniements, sa structure d'église
de pélerinage.
Un peu plus loin, au fond d'un vallon, la
chapelle romane de Saint Frézal contient les reliques du saint. En
826, Fredaldus (Frézal), évêque de Mende, fut assassiné
par son neveu qui lui trancha la tête alors qu'il priait à
proximité d'une source. Selon la légende, Fredaldus se leva
et porta sa tête jusqu'à cet endroit où il souhaitais
demeurer à jamais alors même que son neveu disparut dans les
flammes de l'Enfer. Depuis, l'eau de la source ne tarierait jamais guérirait
les maladies de peau.
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Le Massegros
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Au milieu du causse de Sauveterre, le bourg du Massegros vous permettra de
découvrir l'habitat caussenard traditionnel. Pour palier le manque
de bois sur les causses, on recourt à l'utilisation de la voûte.
Le rez-de-chaussée est occupé par la bergerie alors que
l'étage regroupe généralement une grande cuisine
et 2 ou 3 chambres. Les combles sont utilisés comme grenier et
possèdent, en façade, de petites lucarnes à la forme
d'accent circonflexes («las capas» en langue d'oc). Cet habitat
se caractérise aussi par une terrasse aménagée au
niveau de l'étage. Quelques habitations, que l'on nomme alors «Aragonaises»,
ont vu évoluer cette terrasse en un balcon couvert ou en une galerie
avec colonnade comme celles du Massegros et des Monziols, à quelques
kilomètres. Cette appelation aurait une origine historique : en
1172, le pays tomba, par héritage, sous domination d'Alphonse II,
comte de Barcelone et d'Aragon pendant plus de 85 ans.
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Meyrueis
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Entre causses et Cévennes, le bourg de Meyrueis est niché à
la confluence de trois rivières «la Jonte», «la
Brèze» et «le Béthuzon», toutes descendant
du mont Aigoual d'où l'existence de très nombreux ponts.
Parmi ceux-ci, les plus remarquables ont une forme en dos d'âne
à arche unique comme les ponts du Commerce, du Cayre, des Arts,
le Pont Neuf ou le superbe pont des Six Liards sur la Jonte, un kilomètre
en amont du bourg.
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A l'emplacement actuel de la chapelle Notre Dame du Rocher s'élevait autrefois
un castrum gallo-romain puis un château féodal. A la même
époque, une enceinte fortifiée encerclait la ville dont
il ne subsiste aujourd'hui que la tour de l'horloge, à la confluence
de la Jonte et du Béthuzon. Bastion calviniste, Meyrueis a beaucoup
souffert des guerres de religion durant lesquelles la citadelle fut rasée
sur ordre du roi en 1629.
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le mont Aigoual
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![]()
A la limite des départements de la Lozère et du Gard, le mont
Aigoual constitue le point haut du tour de la Lozère cyclotouriste
avec ses 1565 m, dépassant de 24 m le col de Finiels, sur le mont
Lozère. Sa situation géographique le place au carrefour
d' influences atlantique et méditerranéenne, avec des précipitations
qui y atteignent en moyenne 2,25 m par an ! Son nom, Aiqualis, devenu
Aigoal en occitan, signifie d'ailleurs l'aqueux, le pluvieux.
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| La neige, le brouillard, le vent et le froid en sont rarement absents
mais, avec de la chance et en début de journée, vous pourrez
y admirer un panorama grandiose qui s'étend des Alpes aux Pyrénées
en passant par le mont Ventoux et, au nord, des monts du Cantal aux
Cévennes et aux causses. L'observatoire construit au sommet à
partir de 1888 jusqu'en 1894 est dédié à la météorologie,
aussi bien pour l'observation et la mesure que pour l'expérimentation
des appareils en conditions extrèmes.
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Le Pompidou
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L'ancien village, Saint Flour du pompidou, fut détruit lors des guerres
de religions et c'est sur la ligne de crête, au passage de
la route royale «la corniche des Cévennes» entre Bas
Languedoc et Gévaudan, que le nouveau village fut édifié.
A 1 km environ, l'église de Saint Flour du Pompidou est l'une des
plus anciennes de Lozère. Des écrits de la fin du Xème
siècle la mentionne déjà mais les parties les plus
anciennes du bâtiment datent du XIIème siècle.
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Le Pont de Montvert
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| Situé sur le Tarn, entre le mont Lozère et la montagne
du Bougès, le village du Pont de Montvert fut le point de départ,
après l'assassinat de l'abbé du Chayla le 24 juillet 1702,
de la guerre des Camisard qui opposa durant 2 ans les armées royales
aux paysans protestants. Lors de votre passage, vous ne pourrez pas louper
le très beau pont à 2 arches datant du XVIIème
siècle, flanqué d'une ancienne tour à péage.
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le mont Lozère
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Entre Mende, Villefort et Génolhac, le massif du mont Lozère s'étend
sur près de 35 km. Surnommé «le mont chauve»
en raison de ses hauts plateaux et de ses paysages de landes et de bruyères,
le mont Lozère culmine au sommet de Finiels à 1699 m.
Un peu plus à l'est, le col de Finiels, à 1541 m d'altitude,
est le seul passage routier qui relie la vallée du Tarn au sud
à celle du Lot au nord. Dès le début de la descente
sur Le Bleymard, vous pourrez observer le massif du Tanargue à
l'est et, plus vers le nord, le massif du mont Mézenc et le Gerbier
de Jonc.
N'hésitez pas consulter notre photothèque
pour découvrir d'autres photographies des sites et monuments qui jalonnent
le parcours du tour de la Lozère cyclotouriste.
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