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la randonné auvergnate
(une bonne recette par Pierre)
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Pour réussir votre randonnée auvergnate à tous
les coups, choisissez un bon copain (évidemment auvergnat et
cyclotouriste de préférence), demandez lui s'il peut vous
accueillir durant un week-end, consultez la météo auparavant
pour s'assurer que les conditions seront favorables, n'oubliez surtout
pas vos vélos et tout votre matériel et débarquez
le vendredi soir après le boulot mais avant le dîner pour
bien débuter votre week-end. Pour l'assaisonnement, une bonne
dose de courage est primordiale en raison du relief de cette belle région.
Le vendredi 23 avril 2010, c'est cette recette que nous avons testée,
Christian et moi-même, en se rendant chez Fred, l'Auvergnat du
club exilé à Chauriat, à quelques kilomètres
de Clermont-Ferrand. Notre départ s'est fait de Mende à 17 h 00. Le trajet
est relativement court : nous rejoignons l'autoroute A 75 à Saint-Chély
d'Apcher et nous en sortons après Issoire pour gagner Chauriat
via Vic le Comte. Sur la route, malgré un ciel très orageux,
nous évitons la pluie qui semble tourner autour des monts du
Cantal. Nous arrivons chez Fred vers 19 h 00. Le temps de décharger
nos bagages et nos vélos, et nous voici à discuter devant
un petit apéritif. Un peu plus tard, Fred nous emmène
dans un chouette restaurant à Pont du Château, sur les
rives de l'Allier. Nous profitons du dîner pour discuter du programme
du samedi au menu duquel figure une boucle de 120 à 140 km vers
les monts Dore. Nous choisissons de délaisser le casse-croûte
au profit de la gastronomie locale en décidant de déjeuner
dans une auberge qu'il nous faudra trouver sur notre parcours. De retour
chez Fred, nous peaufinons ce programme autour d'un petit digestif avant
d'aller se coucher. Ce samedi matin, c'est l'angélus qui nous réveille
un peu trop précocement. A peine le temps d'avaler le petit-déjeuner
et Christian est déjà prêt. Il faudra qu'il patiente
un peu car ce n'est pas le cas de tout le monde ! La fraîcheur
matinale nous oblige encore à nous couvrir même si le soleil
brille déjà. Les jambières et les brassières
sont de rigueur.
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| Une fois parti vers 8 h 00, il nous faut tout d'abord traverser
l'Allier puis l'autoroute A 75 pour s'éloigner des agglomérations
très denses qui gravitent autour de Clermont-Ferrand et prendre
la direction des monts Dore. Sur les 15 premiers kilomètres,
la circulation est intense et malheureusement les automobilistes clermontois
ne sont pas des adeptes du code de la route et semblent ignorer complètement
les distances à respecter lors du dépassement d'un vélo
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| Un premier arrêt nous permet de découvrir le village
de Saint Saturnin et son superbe château aménagé
en hôtel. Dans un très long faux plat, notre lente ascension
se poursuit vers le lac d'Aydat où quelques pêcheurs s'adonnent
à leur passion. Les bars restaurants en bordure du lac ne sont
pas encore ouverts et il faudra gagner le village pour trouver un café
où faire une pause ravitaillement.
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Le soleil qui s'élève lentement dans le ciel a chassé
la fraîcheur et l'on peut maintenant adopter une tenue plus estivale
d'autant plus que la sortie du village se fait par une belle cote. Nous
voici maintenant au cur du parc régional des volcans d'Auvergne
à une altitude qui frôle les 1 000 m. Au milieu des Puy,
les sommets encore enneigés du massif du Sancy apparaissent majestueusement.
Comme nous sommes parti tôt ce matin, Fred nous propose d'allonger
un peu le parcours en direction d'Orcival ce que nous acceptons de suite.
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La petite route que nous empruntons nous offre de beaux panoramas
au nord vers le Puy de Dôme avant d'arriver à Orcival,
dans le creux d'un vallon verdoyant en ce début de printemps.
L'heure du repas ayant sonnée, nous nous installons, juste en
face la très belle basilique, à la terrasse d'une auberge
repérée la veille dans un célèbre guide
pour voyageur.
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Suite à ce très bon repas, il faut maintenant se remettre
en selle et affronter difficilement les 8 kilomètres d'ascension
qui nous séparent du col de Guéry à 1268 m d'altitude.
Avant d'y arriver, nous faisons un arrêt au point de vue sur la
roche Tuilière et la roche Sanadoire, véritables curiosités
géologiques. A l'approche des monts Dore, le soleil s'est éclipsé
et les cumulus se sont obscurcis, rafraîchissant rapidement l'atmosphère.
Une fois passé le col de Guéry, une petite descente nous
amène le long du lac glaciaire de Guéry avant de plonger
en direction du Mont Dore.
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Après quelques kilomètres, nous tournons sur la gauche
pour prendre la route du retour qui nous fait franchir le col de la
Croix Morand à 1401 m d'altitude. Les vallées verdoyantes
sont désormais lointaines. Ici, la neige est encore présente
tout comme le froid qui nous oblige à se revêtir rapidement
et à ne pas trop s'attarder.
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| Nous attaquons donc assez vite une belle descente durant laquelle
quelques regards en arrière nous offrent encore de très
beaux panoramas sur le Puy de Sancy. Une dizaine de kilomètres
plus loin, nous voici sur les rives du lac de Chambon où nous
faisons une pause à la terrasse d'un café.
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| Grâce aux 500 m de dénivelée, la température
est redevenue très agréable et cette sensation s'accentuera
au fur et à mesure de notre retour vers Chauriat. La descente
se poursuit tranquillement vers Murol et son château médiéval
qui domine la vallée puis vers Saint Nectaire jusqu'à
Champeix où nous quittons la vallée de la Couze de Chambon
en direction de Plauzat, puis de l'autoroute A 75 avant de se retrouver
de nouveau dans l'intense trafic routier d'un samedi après-midi
dans l'agglomération clermontoise
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| C'est en fin d'après-midi que nous arrivons à Chauriat
avec plus de 130 km au compteur et près de 1850 m de dénivelée
positive. Evidemment, nous sommes tous les trois crevés mais
heureux de cette belle journée de cyclotourisme et des paysages
rencontrés.Un peu plus tard, nous clôturons la journée
dans une brasserie perdue au fin fond d'une zone d'activité d'Aubière.
Nous n'arrivons pas là par hasard car nous y avions déjà
dîné lors d'une précédente venue dans la
région. Le cadre y est vraiment très sympa : la brasserie
est aménagée dans un ancien bâtiment industriel
avec des cuves en cuivre et tout le matériel nécessaire
à la fabrication de la bière. Et ce n'est pas seulement
de la décoration car on y fabrique réellement des bières
blanches, blondes ou ambrées que vous dégustez ensuite
lors de votre repas. Comme la veille, c'est l'occasion de caler le programme du lendemain.
Il est excessivement simple : on se lève, on voit si les jambes
répondent encore un peu et l'on part pour un petit tour très
cool. Le lendemain, c'est encore l'angélus qui nous réveille.
Curieusement nous sommes tous les trois plus lents à faire la
moindre chose, surtout Christian qui, ce matin, est le dernier à
être prêt. Le soleil est toujours fidèle et la fraîcheur
matinale est même moins intense que la veille. Sur un rythme paisible,
nous prenons le départ en direction du village de Busséol
et son très beau château fort. C'est devenu un véritable
pèlerinage pour nous car nous y allons à chacune de nos
venues dans le coin. Après le village de Lignat, au pied de la
montée vers Busséol, c'est le moment d'une première
halte pour jeter un il à un petit geyser.
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| Les travaux de réhabilitation du site, en cours lors de notre
précédent passage, sont achevés. Malheureusement
il est comme nous : un peu apathique ! Ses " blop-blop " très
réguliers trahissent une faible activité et l'eau ne s'élève
que d'une trentaine de centimètres. Fred nous confirme qu'il
est capable d'atteindre une hauteur d'1,5 m quand même.
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Un peu déçus, nous repartons en mettant tout à
gauche pour affronter une pente devenue plus importante et un vent
de face plus capricieux. La beauté du paysage fait oublié
la fatigue et l'effort jusqu'au village et au château de Busséol.
Le parcours se poursuit au travers des collines et vallons environnants.
Ce dimanche matin, ces petites routes sont fréquentées
par de nombreux cyclistes.
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| Au col de Potey, il en arrive même de tous cotés. Il
doit probablement avoir randonnée dans les environs. De notre
coté, nous décidons de rentrer à Chauriat pour
aller ensuite, après cette petite balade de 35 km, déjeuner
à Clermont-Ferrand. Pour cela, il nous faut changer de moyen
de transport en optant pour la voiture. C'est moins bon que le vélo
pour le fameux bilan carbone mais nous covoiturons !
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| Arrivés en centre ville, nous nous installons à la
terrasse d'un restaurant sur la place de Jaude sur laquelle veille la
statue de notre héros gaulois Vercingétorix. Grâce
à la ligne de tramway, cette place confère une grande
sensation d'espace et de calme (pas de voiture). Pour cet ultime repas
auvergnat, nous choisissons les spécialités régionales
: petit salé aux lentilles vertes du Puy pour Fred et Christian
et truffade pour moi. Hum, un vrai régal ! En centre ville, la
chaleur se fait sentir de plus en plus et l'ombre des parasols est la
bienvenue.
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| Pour digérer, nous faisons un petit tour du coté de
la cathédrale avant de reprendre la voiture pour aller tout d'abord
au pied du Puy de Dôme puis sur le plateau de Gergovie. En ce
dimanche après-midi ensoleillé, les amateurs de cerf-volant
s'y sont tous donnés rendez-vous.
En fin d'après midi, c'est le moment du retour sur Mende pour
Christian et moi-même. Ce week-end de vélo entre copains
nous aura fait découvrir ou redécouvrir de superbes paysages.
Vivement le séjour dans l'Aveyron pour de nouvelles randonnées.
Il ne faudra pas attendre trop longtemps, c'est à la Pentecôte
!
Vous pouvez retrouvez toutes les photos de cette randonnée
dans notre photothèque en cliquant ici.
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