|
|
|
|
de la source du Lot aux sources du Tarn
juillet 2010 (récit d'un voyage au bord de l'eau par Pierre)
|
|
|
Ce voyage est né d'une boutade lancée dans les airs
sans que personne ne l'attrape nécessairement au vol. Une simple
petite question : «et si on faisait une randonnée de la
source du Lot à celles du Tarn ?» Vous pouvez regarder
une carte, la distance qui sépare la source du Lot sur la montagne
du Goulet des sources du Tarn sur le mont Lozère n'est que de
11,3 km à vol d'oiseau. C'est court pour faire une belle balade
mais c'était sans compter avec notre imagination.
Pour les Lozériens que nous sommes, les hautes vallées
du Lot et du Tarn sont familières mais plus loin, ces rivières
sont encore une «terra incognita» alors, avec le temps,
l'idée mûrit doucement de corser un peu la chose : nous
allions descendre le Lot jusqu'à sa confluence avec la Garonne,
poursuivre le voyage en remontant la Garonne puis le Tarn pour conclure
avec l'ascension du col de Finiels qui sépare les deux vallées,
en suivant au plus près ces cours d'eau. Voici un programme beaucoup
plus alléchant, n'est ce pas ?
La décision fut prise à l'automne dernier de réaliser
ce voyage durant l'été 2010, en autonomie, avec armes
et bagages sur le vélo. La première chose à faire
était d'établir l'itinéraire. Comme beaucoup de
cyclos, les longues soirées d'hiver sont propices à cet
exercice. Avec l'aide des cartes au 1/100 000ème de notre institut
préféré, de celles au 1/200 000ème de notre
Bibendum tout aussi adoré ainsi que de quelques guides touristiques,
c'est chose faite avant même que les derniers flocons de neige
ne soient fondus.
|
|
Le résultat est motivant : notre périple doit nous
emmener depuis Mende à travers 8 départements, sur plus
de 1 000 km, à la découverte de villes comme Espalion,
Conques, Figeac, Cahors, Villeneuve-sur-lot, Agen, Montauban, Albi et
Millau en emprutant les véloroutes du Lot, du canal de la Garonne
ainsi que celle du Tarn.
|
| A noter que les offices du tourisme du Lot & Garonne et du Lot éditent
des plaquettes d'informations sur la véloroute du Lot entre Cahors
et Auguillon disponibles en téléchargement sur leur site
Internet et qui sont en plus très détaillées et
précises pour leur partie lotoise. De même, l'association
«Vélo Toulouse» édite un guide du canal de
la Garonne à vélo entre Bordeaux et Toulouse, lui aussi
très complet avec le descriptif de l'itinéraire, les loueurs
et réparateurs de cycles, les possibilités d'hébergement
et les plans des centre-villes des grandes agglomérations traversées.
C'est vraiment l'idéal pour préparer son voyage. Par contre,
l'office du tourisme du Tarn met uniquement en téléchargement
sur son site Internet deux plaquettes sur la véloroute du Tarn
entre Saint-Sulpice et Trébas, dont les cartes sont malheureusement
illisibles, ce qui ne sera pas sans poser de problème plus tard...
Une
fois cet itinéraire établi, il fallait encore savoir combien
de participants seraient présents au rendez-vous. Christian et
moi-même étions fidèles au poste mais, malheureusement,
cette année Francis et Fred ne pouvaient se joindre à
nous. Il était désormais temps de caler les dates du voyage
et de s'occuper des réservations car nous avions opté
pour des hébergements en hôtel. Quelques semaines avant
le départ, tout est fixé : le départ est prévu
le samedi 3 juillet pour un retour à Mende le 14 juillet, avec
une première journée de repos à Cahors, après
3 étapes, puis une seconde à Albi après 4 étapes.
Nous voici maintenant la veille du départ. Les sacoches sont
remplies, rien n'a été oublié grâce à
la check-list élaborée au fil des précédents
voyages et le vélo est révisé. Pour la première
fois, je me suis amusé à peser mon vélo GBDN, Gaston
brêle de nain (c'est son surnom !), qui affiche à vide
un poids de 16,7 kg. En y ajoutant les 3 sacoches avant et arrière,
celle du guidon et les bidons, on atteint le poids respectable de plus
de 32 kg auquel il faut ajouter le quintal du cycliste ce qui promet
dans les cotes !
samedi 3 juillet : 103,6 km et 750 m de dénivelée.
|
C'est le grand jour, celui du départ pour le plus long de
nos voyages. Le rendez-vous est fixé sur le parking au bord du
Lot, à Mende, à proximité du pont Notre-Dame. Le
temps est superbe et la température encore fraîche en cette
matinée alors que la canicule s'installe sur la France. Marie,
l'épouse de Christian, nous rejoint pour donner le départ
vers 9 h 00, après quelques derniers encouragements.
|
|
En ce jour de grand départ en vacances, la circulation est
dense sur la RN 88 qui nous emmène vers Banassac. Sur ces premiers
kilomètres, il faut rester très concentré sur sa
conduite d'autant plus qu'il faut aussi s'habituer au chargement du
vélo qui modifie sensiblement l'équilibre et qui oblige
à recourir au triple plateau pour toutes les cotes et faux plats
si l'on veut s'économiser un peu. Nous ne pouvons guère
profiter des paysages mais nous les connaissons presque par cur.
Après 28 km de route, au niveau du rond-point autoroutier du
Romardiès, nous retrouvons une grande tranquillité qui
ne nous quittera pratiquement jamais jusqu'à notre retour à
Mende. Au fur et à mesure de notre avancée, à partir
de Saint-Laurent d'Olt où nous quittons la Lozère pour
entrer dans l'Aveyron, les paysages sont de moins en moins familiers.
|
| Même si la première partie de ce voyage nous fait descendre
le Lot jusqu'à la Garonne, c'est une belle montée au travers
des bois de chênes et de châtaigniers qui nous amène
au village de Pomayrols, où nous pique-niquons le midi.
![]() |
|
C'est sous la chaleur (32° C) que nous gagnons Saint-Come après
un passage au barrage hydroélectrique de Castelnau-Lassouts puis
Espalion, au terme d'une très belle première étape.
Notre hôtel se trouvant à deux kilomètres de la
ville, nous y déposons nos bagages avant de gagner le centre
historique du bourg, avec son vieux pont de pierre et son scaphandrier,
qui baigne les pieds dans le Lot. De retour à l'hôtel,
une bonne douche vient nous rafraîchir. Après quoi, il
ne nous reste plus qu'à se débarrasser de la corvée
de lessive qui sèche très vite dehors, sur le fil à
linge, au soleil et au vent. En soirée, nous prenons le repas
à l'hôtel puis rejoignons la chambre dont les fenêtres
donnent directement sur le ruisseau de la Boralde, qui descend de l'Aubrac
en nous apportant un peu de fraîcheur la nuit alors que le temps
est de plus en plus lourd.
dimanche 4 juillet : 113,4 km et 550 m de dénivelée. Au réveil le lendemain matin, le beau temps et la chaleur
sont déjà au rendez-vous malgré quelques nuages
persistants qui s'évacuent progressivement. Une fois le petit
déjeuner, pris, nous bouclons les sacoches, chargeons les vélos
et reprenons la direction du centre ville d'Espalion pour y faire quelques
photographies et un rapide passage à la boulangerie. Ce dimanche, la circulation est faible malgré le gabarit important
de la route départementale que nous empruntons pour suivre le
Lot. Les premières vignes font leur apparition entre Espalion
et Estaing, où nous faisons notre première pause pour
admirer le village dominé par son imposant château. Déjà,
plusieurs cars y déversent leur flot de touristes. Nous voici
maintenant à l'entrée des gorges du Lot qui nous offrent
leur ombre et leur fraîcheur bienvenues. Sans discontinuité,
la route suit la rivière jusqu'à Entraygues sur Truyère,
nous faisant découvrir cette superbe vallée encaissée
dans les bois de feuillus et encore sauvage malgré les ouvrages
hydroélectriques. Nous voici arrivé à la confluence
du Lot et de la Truyère, qui, elle aussi, prend naissance en
Lozère, au pied du col des Trois Surs.
|
| Une nouvelle halte à la terrasse d'un café en centre
ville nous permet de nous désaltérer et de reprendre des
forces avec les sablés achetés le matin à la boulangerie.
Les derniers nuages disparaissent pour laisser place au soleil et au
ciel bleu en cette fin de matinée. En repartant, un malheureux
sens interdit nous oblige à franchir à pied le vieux pont
sur la Truyère.
|
|
Toujours sur cette route départementale qui, entre Aveyron
et Cantal, serpente le long du Lot où nous croisons deux autres
voyageurs à bicyclette, nous poursuivons tranquillement notre
descente jusqu'à la confluence avec le Dourdou. Evidemment, lorsque
nous réfléchissions à l'itinéraire, il était
impensable pour nous de ne pas faire un petit aller-retour jusqu'à
Conques. Nous quittons donc momentanément la vallée du
Lot pour celle du Dourdou que nous remontons sur environ 8 km sans aucune
difficulté jusqu'au pied du village. Là, c'est une belle
cote très pentue sur 1 km qui nous attend en plein soleil pour
corser la difficulté.
|
| Mais la récompense est au sommet avec un point de vue magnifique
sur le village, où la circulation automobile y est interdite
(sauf pour les habitants). Après avoir trouver un mur ombragé
pour y laisser les vélos, nous nous installons dans un petit
restaurant pour déguster un aligot saucisse et une crème
brûlée. Après ce repas, comme les très nombreux
pèlerins du chemin de Saint Jacques de Compostelle, nous visitons
le village et sa basilique.
|
| Après avoir rejoint la vallée du Lot, la remise en
route n'est pas facile en raison d'une chaleur de plus en plus forte
(35 ° C) et d'un vent défavorable. Nous continuons encore
à longer la rivière jusqu'à Port d'Agres, où
la vallée s'élargit. Les grandes cultures céréalières
et maraîchères font leur apparition de manière de
plus en plus régulière au détriment de la forêt.
|
| Le lot change aussi d'aspect : le cours d'eau impétueux et
sauvage s'assagit pour laisser place à une rivière large,
calme et domptée au profit de la navigation et des usines hydroélectriques
de plus en plus nombreuses au fil de l'eau. Les petites routes vers
Livinhac nous permettent d'éviter l'agglomération de Decazeville.
|
| Après une pause bien méritée dans un café
où nous remplissons nos bidons d'eau bien fraîche et de
quelques glaçons, il faut emprunter sur une douzaine de kilomètres
une route au trafic plus important pour gagner Capdenac tout en restant
au plus près de la rivière. Cela se passe très
bien malgré ce vent toujours présent mais les chose se
gâtent ensuite très rapidement avec une longue cote, tout
d'abord sur la route principale qui mène à Figeac puis
sur une petite route bucolique, jusqu'à Capdenac-Haut où
l'on découvre un superbe panorama sur toute la vallée
du Lot. Par la suite, quelques raidillons nous font passer vers la vallée
du Célé par des routes champêtres avant de descendre
finalement sur Figeac. ![]() Arrivés à notre hôtel, sobre mais très
agréable, et une fois les vélos rangés dans le
garage, une douche fraîche permet de se débarrasser de
la fatigue de la journée. En début de soirée, nous
partons à la visite du vieux centre ville tout en recherchant
un restaurant car la faim commence à se faire sentir. Après
quelques hésitations, nous en choisissons finalement un au nom
angélique, où nous dégustons sur la terrasse extérieure
de délicieuses tartines de pain superbement garnies, accompagnées
d'un vin blanc dont nous notons soigneusement l'adresse du viticulteur
pour s'en souvenir
Le soir, au moment de se coucher, la chaleur
est encore sensible. Par chance, la fenêtre donne du coté
jardin et nous pouvons la laisser ouverte en grand sans être dérangé
durant la nuit.
lundi 5 juillet : 107,7 km et 850 m de dénivelée.
Cette nuit est aussi chaude que les précédentes. Au
matin, c'est le soleil et un ciel bleu azur qui nous réveillent
et l'on sent déjà que la chaleur ne va pas nous épargner
aujourd'hui. Comme nous avons opté pour le casse-croûte
ce midi, il nous faut repasser dans le vieux centre pour faire les courses
dans la superette repérée la veille.
Le départ se fait très tranquillement en longeant le
Célé sur quelques kilomètres avant de bifurquer
vers le village de Faycelles qui doit nous permettre de basculer à
nouveau dans la vallée du Lot, après une cote d'environ
3 km. C'est la première suée de la journée et pas
la dernière ! Après une courte visite du village, nous
entamons la descente vers le Lot, sous une ombre des plus agréable.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous nous approchons
du parc naturel régional des causses du Quercy où la rivière
s'est frayée un chemin entre les falaises calcaires dans une
longue série de méandres.
|
| Le point de vue du saut de la Mounine en offre un panorama magnifique.
Il faut auparavant affronter une cote fortement pentue et bien ensoleillée
pour y parvenir mais cela en vaut bien la peine. La mosaïque de
parcelles agricoles laisse apparaître les champs de maïs,
des cultures maraîchères et même du tabac ainsi qu'une
myriade d'asperseurs tournant à longueur de journée. La
chaleur omniprésente est rendue plus supportable par un agréable
petit vent.
|
| Notre première pause ravitaillement se fait à la terrasse
d'un café de Cajarc avant de prendre la direction d'un des plus
beaux villages de France, Saint Cirq Lapopie, par de petites routes
d'une tranquillité absolue. Gamin, j'y étais venu durant
mes vacances dans le Lot mais je n'en avais pas vraiment le souvenir.
|
|
La beauté du village et du site qu'il occupe sur son promontoire
rocheux fait oublier la redoutable montée qu'il faut franchir
pour s'y rendre. Même si c'est dur, le vélo offre un
avantage indéniable sur la voiture : nous pouvons nous arrêter
n'importe où, profiter pleinement des paysages alors que les
voitures s'entassent dans les parkings obligatoires.
|
| C'est l'heure du repas et une très sympathique commerçante
accepte que nous nous installons à l'une de ses tables pour y
manger nos casse-croûtes. Bien évidemment, nous prenons
quelques consommations et même une glace en guise de dessert.
La descente sur le village de Bouziès offre de nombreux points
de vue sur la rivière et ses bateaux de plaisance de plus en
plus nombreux. Une fois sur la route principale de la vallée, nous faisons
un aller-retour d'une dizaine de kilomètres jusqu'à Cabrerets
et son château sur la vallée du Célé. Par
la suite, nous reprenons la route vers Cahors via de minuscules routes
pour éviter le plus longtemps possible les affres des grands
axes routiers. Mais cela devient inévitable aux abords de la
ville et l'arrivée devient vraiment pénible en cette fin
d'après-midi. En plus, une route barrée vers la gare nous
fait tourner en rond mais nous finissons quand même par gagner
notre hôtel, bien fatigués après cette très
longue étape mais c'est pas grave, demain, c'est repos ! Nous
évitons aussi la corvée de lessive car notre hôte
accepte très gentiment de s'en charger.
![]() Après un excellent repas composé d'une salade aux gésiers,
d'un confit de canard suivi d'une tarte chaude aux pommes, nous faisons
une escapade en centre ville pour y découvrir le marché
nocturne vraiment très animé et siroter une boisson fraîche
à la terrasse d'un café, sur la place où trône
la statue de Gambetta. Il est 22 h 00 et il fait encore 26 ° C
De retour à l'hôtel, la chaleur excessive oblige à
ouvrir les fenêtres de la chambre mais le bruit des piétons
et des véhicules fréquentant la gare nous empêchent
de nous endormir rapidement.
mardi 6 juillet : 1ère journée de repos.
Au matin, le peu de fraîcheur est appréciable et appréciée. Aujourd'hui,
les vélos se reposent et nous aussi. Cette journée est consacrée à la
visite de la ville, tout doucement, sans se presser. Après le petit-déjeuner,
nous nous dirigeons vers le magnifique pont Valentré qui enjambe le
Lot avec ses six arches et ses trois tours fortifiées.
|
| Une légende prétend qu'en raison de la lenteur du chantier, l'architecte
passa un pacte avec le diable afin qu'il l'aide dans sa tâche, en échange
de son âme. Mais il eu la mauvaise idée de vouloir le berner. En représailles,
chaque nuit le diable retira la dernière pierre de la tour centrale
qui avait été remise en place la veille par les ouvriers.
|
| C'est pourquoi, lors de la restauration du pont en 1879, un petit
diable fut sculpté au sommet de cette tour centrale, à l'un des angles.
Nous gagnons ensuite l'office du tourisme pour y récupérer
un plan de la ville et obtenir quelques informations sur la véloroute
du Lot que nous devons prendre demain jusqu'à la Garonne. Très
sympathiquement, on nous explique où la récupérer
et surtout le balisage à suivre pour ne pas la confondre avec
les autres parcours cyclotouristes en boucle autour de Cahors.
|
| Le plan en main, nous commençons notre exploration de la vielle
ville par la cathédrale Saint Etienne et ses deux étonnantes
coupoles ainsi que son très beau cloître. L'heure passant,
nous choisissons un restaurant sur la place Galdemar, à coté
de l'ancienne halle aux grains de 1869. Par chance, il reste encore
une table non réservée à l'ombre. L'après-midi,
la chaleur est à nouveau étouffante. Nous continuons notre
promenade dans les rues de la vieille ville en profitant de l'ombre
des bâtiments avant de finir à la terrasse d'un café
pour se désaltérer et écrire quelques cartes postales.
|
De retour à l'hôtel, nous regardons les pros du tour
de France pédaler pendant que nous sirotons une boisson fraîche
au bar. En soirée, nous récupérons nos affaires
de vélos toutes propres mais cela ne durera que jusqu'au lendemain.
mercredi 7 juillet : 132 km et 935 m de dénivelée.
Au réveil, après une nuit plus calme que celle de la
veille, nous nous préparons pour le petit-déjeuner et
descendons dans la salle du restaurant en tenue, avec tous nos bagages.
Aujourd'hui, c'est une très longue étape qui nous attend
alors nous voulons partir de bonne heure. C'est sous un chaud soleil
et un ciel bleu que nous quittons Cahors par le pont Valentré,
point de départ conseillé de la véloroute du Lot,
en rive gauche. Les premiers kilomètres empruntent des routes fréquentées
mais, malgré cela, la sortie de la ville est aisée grâce
aux quelques aménagements cyclables existants et à une
signalétique très efficace. A chaque rond-point ou changement
de direction, des panneaux spécifiques de couleur verte indique
la route à suivre. Il nous fait toutefois être attentif
car les itinéraires des boucles cyclotouristes autours de Cahors
apparaissent sur fond rond alors que la véloroute du Lot a un
balisage sur fond carré. Une fois sorti de l'agglomération, la véloroute emprunte
très rapidement de toutes petites routes champêtres. A
un endroit, nous hésitons à poursuivre notre chemin car
un panneau indique que la route est barrée. Nous décidons
de poursuivre et d'aviser plus loin s'il y a lieu. Un engin de travaux
public travaille à dégager la route de plusieurs arbres
récemment tombés.
|
| . Un peu plus loin où elle longe au plus près le Lot,
c'est la berge qui s'est écroulée. Il faut alors descendre
de vélo pour contourner sur quelques mètres cette zone
dangereuse et nous voici de nouveau reparti, à travers le vignoble
et ses tracteurs agricoles qui nous ralentissent (si, si !), les vergers
de noyers et même les champs de fraisiers qui sentent si bons,
vers Luzech .
|
| Ce village, dominé par un vieux donjon, occupe un site particulier
: il se trouve dans le creux d'un méandre du Lot. A peine deux
cents mètres séparent les peux ponts qui enjambent la
rivière alors qu'elle fait une boucle de plus de quatre kilomètres
entre chacun d'eux. Nous nous y arrêtons pour un boire un coup
et faire les courses en vue du pique-nique du midi. C'est en plus le
jour du marché mais nous ne trouvons pas de pain pour les sandwiches
! Il faudra atteindre Albas, le village suivant, pour dénicher
une boulangerie.
Notre cheminement le long du Lot se poursuit toujours aussi tranquillement
sur des routes presque sans voiture ce qui est plutôt une très
bonne surprise pendant les grandes vacances. Nous décidons de
pousser jusqu'à Puy-l'Evêque pour y pique-niquer si possible
à la terrasse d'un café.
|
| Notre première tentative auprès du café-restaurant
le long de la véloroute, en rive gauche, est un échec.
Par chance, celui en rive droite nous accueille beaucoup plus sympathiquement.
Nous en profitons pour agrémenter le pique-nique d'une bonne
glace avant de reprendre notre route. Après ce repas, nous reprenons
la véloroute du Lot et, pour la première fois, un panneau
indique la direction d'Aiguillon, où le Lot conflue avec la Garonne.
|
| Après une petite dizaine de kilomètre, notre itinéraire
quitte la véloroute pour se diriger vers le château fort
de Bonaguil. Christian, dont la cheville est douloureuse, préfère
ne pas tenter le diable dans les cotes qui doivent nous y mener et poursuit
son chemin vers Fumel puis Villeneuve-sur-Lot, notre ville étape
du jour, où nous devons nous retrouver à l'hôtel.
De mon coté, je poursuis ma route vers le château via Duravel
et une belle cote à la sortie du village sous le cagnard, avant
de me retrouver dans des sous-bois à l'ombre bienfaitrice. La
descente vers Bonaguil est piégeuse en raison d'un récent
gravillonnage de la chaussée et de la succession des zones d'ombre
et de soleil.
|
| Soudain, à la sortie d'un virage, le château apparaît,
majestueux, dominant les quelques maisons du village. Le site est réellement
très impressionnant tout comme les prix du seul café à
des kilomètres à la ronde. Jamais je n'ai payé
aussi cher mon eau gazeuse favorite avec un sirop de menthe mais la
chaleur est vraiment trop insupportable pour se priver de ce plaisir.
|
![]() Après un court ravitaillement,
je descends la vallée en direction de Fumel pour rattraper la véloroute
du Lot à Condat. Nous venons de quitter le département du
Lot pour entrer dans le Lot et Garonne, ce qui n'est pas sans avoir quelques
fâcheuses conséquences. Entre Condat et Fumel, la véloroute emprunte un chemin caillouteux
en bordure de la rivière jusqu'aux abords de la gare où
se perdre est chose facile. Les randonneurs y ont tracé de nombreux
chemins et aucun panneau d'indication ne permet de s'y retrouver. Après
quelques hésitations, je retombe sur mes pieds ou plutôt
sur un panneau qui me remet dans le droit chemin. Mais un peu plus loin,
il faut descendre de vélo pour emprunter un escalier puis franchir
les anciens rails d'une voie ferrée désaffectée.
Tout ceci est très facile avec un vélo qui pèse
plus de 32 kg sur l'épaule alors qu'il aurait été
possible de prendre une petite route sans obstacle qui m'aurait amener
au même point ! Une modification de l'itinéraire sur une
centaine de mètres semble ici vraiment nécessaire. Sortir
de Fumel s'avère aussi difficile car les panneaux de la véloroute
sont rares et le parcours très tortueux. Au changement de département,
la qualité de la signalétique ne supporte vraiment pas
la comparaison
Enfin, après quelques kilomètres dans
l'agglomération, on retrouve en rive gauche du Lot des paysages
agricoles où les champs de maïs sont toujours aussi nombreux
alors que les premiers vergers de pruniers font leur apparition. Je roule maintenant vers Penne d'Agenais où nous avions initialement
prévu de passer la nuit mais où nous n'avons trouvé
aucun hôtel correspondant à notre budget.
|
| Une belle surprise m'y attend. Evidemment, lorsque j'ai fait l'itinéraire
de notre voyage, j'ai bien vu que le village est perché sur une
butte mais une fois sur place la cote se métamorphose en un véritable
mur, en plein soleil pour corser un peu les choses. D'autant plus que
la fatigue se fait sentir après déjà plus de 100
km, il me faut beaucoup de volonté et les plus petits développements
de GBDN pour arriver à la basilique de Notre-Dame de Peyragude
qui domine la vallée.
|
| Le temps de reprendre mon souffle, d'admirer la basilique et le point
de vue malheureusement en partie bouché par les grands marronniers,
me voici reparti dans une belle descente vers Saint Sylvestre où
je franchi à nouveau le Lot. Les peintures vieillissantes, parfois
à peine visibles, de la piste cyclable et des panneaux éparses
rendent l'orientation pénible et finissent par me ramener à
nouveau dans le village. Avec quelques kilomètres de plus au
compteur, je finis par retrouver l'itinéraire de la véloroute
qui m'amène directement dans le centre historique de Villeneuve-sur-Lot,
vers 18 h 30. Christian, qui est arrivé bien avant moi, est déjà
douché ce que je fais aussi très rapidement. Après
cela, nous partons assez vite à la recherche d'un restaurant
car la faim se fait sentir.
|
| Nous choisissons un restaurant italien très sympathique dans
les rues étroites du centre-ville où nous dégustons
une pizza et des pâtes pour reconstituer nos forces perdues dans
cette longue étape. En soirée, nous continuons la découverte
de la vieille ville avant de s'arrêter sur les rives du Lot pour
y écouter un concert de rock avant d'aller se coucher.
|
|
Ce soir, l'équipe de football
d'Espagne s'est qualifiée pour la finale de la coupe du monde et
ses nombreux aficionados nous offrent des concerts de klaxon. Une fois
de plus, il faut être patient avant de pouvoir s'endormir surtout
que la chaleur est encore difficilement supportable
![]() jeudi 8 juillet : 96 km et 275 m de dénivelée.
Ce matin, nous nous levons de bonne heure, vers 7 h 15 et nous descendons
prendre le petit-déjeuner en tenue, prêts à partir
pour profiter des températures encore clémentes alors
que la météo annonce des températures caniculaires
toujours plus élevée. Cette nouvelle étape commence
par le traditionnel arrêt à la superette pour y acheter
le pique-nique du midi. Rapidement, nous voici de nouveau sur les petites
routes tranquilles de la véloroute, entre les villages, les fermes
et les champs de céréales, de légumes et de fruits
avec bien sur beaucoup de pruniers (nous sommes à moins de 25
km d'Agen à vol d'oiseau). Ici, la terre et le climat semblent
propices à tout type de cultures, à condition de les irriguer
abondamment !
Une fois passé le village de Bias, après la traversée
du Lot, la véloroute emprunte la voie verte de Casseneuil sur
un peu plus de 3 km. Pouvoir circuler sans rencontrer de voitures est
un vrai régal pour les cyclistes comme pour les joggeurs ou les
promeneurs. C'est dommage que ce type d'aménagement soit encore
trop peu développé dans notre pays.
Juste avant le village de Nicole, la véloroute bifurque sur
la gauche pour rejoindre Aiguillon mais avant de s'y rendre nous faisons
un petit détour qui nous amène au point de vue de la croix
du Pech de Berre à 160 m d'altitude.
|
| La montée au panorama est terrible : elle fait à peine
plus d'un kilomètre mais avec 130 m de dénivelée,
les pourcentages y sont très costauds. Au sommet, la Garonne
apparaît enfin mais le Lot se cache derrière de grandes
haies de peupliers et on ne distingue leur confluence qu'au niveau d'une
île de sable.
|
| Un robinet d'eau potable permet de se rafraîchir en mettant
la tête sous l'eau et de remplir les bidons avant de redescendre
très prudemment, presque debout sur les freins tellement la pente
est raide et les vélos lourds. De nouveau sur la véloroute
pour encore quelques hectomètres, nous traversons le Lot que
nous quittons définitivement après 6 jours de voyage et
près de 500 km, avant d'entrer dans Auguillon.
Nous y faisons la halte du midi, sur la place du village, à
l'ombre des grands platanes en sirotant des boissons fraîches.
A la reprise, nous traversons la Garonne en direction de Damazan puis
de Buzet sur Baïsse. L'altitude atteint péniblement les
30 m. Quel changement pour des Lozèriens plutôt habitués
à rouler à 1 000 m d'altitude ! La reprise est
très dure avec une chaleur infernale, le compteur du vélo
indique une température de 38 ° C ! En plus, le vent, qui
est désormais de face, dessèche la gorge à grande
vitesse. Tant bien que mal, nous poursuivons notre route à la
recherche d'un café mais nous n'en trouvons aucun dans les villages
traversés. Nous nous arrêtons même dans un cimetière
mais notre quête d'un point d'eau reste vaine. Il faut tenir le
coup jusqu'à Sérignac sur Garonne pour en trouver un.
Autant vous dire que nous nous y sommes précipités !
Après une longue pause, nous repartons
vers 15 h 00 en direction d'Agen. En prenant la véloroute des
deux mers le long du canal de la Garonne, il ne nous reste plus que
12 km avant l'arrivée.
|
| Par chance, cette très belle véloroute est la plupart du temps bordée
de nombreux platanes ou peupliers à l'ombre salvatrice. L'entrée dans
la ville d'Agen se fait très facilement par le très impressionnant pont-canal
qui enjambe la Garonne. Quelques hectomètres plus loin, il faut
gagner le centre ville pour rejoindre notre hôtel.
|
| Notre chambre est un véritable délice : elle est spacieuse,
très confortable et il y fait frais en comparaison de la température
extérieure. En plus, la salle d'eau est équipée
d'une baignoire. Que du bonheur ! Je me précipite dans un bon
bain qui me permet enfin de me rafraîchir durablement. Après
quoi, pendant que Christian prend sa douche, je vais acheter deux bouteilles
d'eau et quelques fruits à la superette du quartier mais je rentre
rapidement à l'hôtel tellement la chaleur est suffocante.
![]() Nous ne sortons de la chambre qu'en début de soirée
pour une visite de la cathédrale puis pour dîner à
la terrasse d'un excellent petit restaurant situé dans une rue
piétonne voisine de notre hôtel. Le repas y est carrément
succulent, miam, miam ! Plus tard, avant de se coucher, nous allumons
la télévision pour jeter un il à la météo
qui annonce une alerte aux orages violents sur neuf départements
du sud-ouest de la France. Jusqu'à présent, nous avons
évité la pluie mais cela n'annonce rien de bon pour le
lendemain.
vendredi 9 juillet : 87 km et 450 m de dénivelée.
Ce matin, le réveil n'a pas sonné et aucun de nous
deux ne s'est réveillé de bonne heure. C'est vers 8 h
30 que l'on fait finalement surface alors qu'habituellement nous sommes
déjà sur le départ. Il a encore fait très
chaud cette nuit et les voisins ont été bruyants. Le temps
de se préparer, d'avaler le petit-déjeuner et de charger
les vélos, il est déjà 9 h 30 mais ce n'est pas
trop grave car l'étape du jour figure parmi les plus courtes
de notre périple.
|
| Après les courses à la superette, nous quittons Agen
très facilement par la véloroute au revêtement impeccable,
à l'abri de toute circulation automobile. Nous y croisons de
nombreux cyclistes, aussi bien des sportifs que des familles en balade.
Pour éviter une trop grande monotonie du parcours, nous quittons
les berges du canal pour les routes campagnardes à partir du
village de Lafox.
|
| Quelques kilomètres avant Donzac, nous voici de retour en
Midi-Pyrénées, dans le Tarn et Garonne. Au loin, on peut
apercevoir les panaches de vapeur d'eau s'élevant des tours de
refroidissement de la centrale nucléaire de Golfech. Le temps
lourd et orageux depuis notre départ nous offre les premières
gouttes de pluie mais cela ne durent qu'une poignée de secondes
sans même nous mouiller ou nous rafraîchir. A Lamagistère,
nous retrouvons la véloroute des deux mers jusqu'à la
confluence de la Garonne et du Tarn puis Moissac. L'heure avançant,
nous nous y arrêtons pour le casse-croûte du midi, toujours
à la terrasse d'un café. La température a baissé
légèrement, il fait maintenant 27 ° C mais le ciel
reste très menaçant. Désormais, nous entamons la
longue remontée du Tarn qui doit nous conduire jusqu'au col de
Finiels en Lozère, à plus de 400 km et tout d'abord à
Montauban, l'étape du jour. Nous quittons Moissac par la véloroute
des deux mers et le pont-canal sur le Tarn où nous croisons un
couple de cyclo-voyageurs étrangers. Une fois franchi la rivière,
nous voici livré à nous même : c'est la fin des
parcours balisés et des véloroutes que nous suivions depuis
Cahors. Il faut maintenant avoir un il attentif à la carte
pour ne pas se détourner de l'itinéraire chois qui serpente
entre les champs et les villages. Comme d'habitude, nous cherchons toujours
le sacro-saint café pour y faire une pause mais nous n'en voyons
aucun ou alors ceux-ci sont fermés. Nous ne trouvons même
pas de superette ou de magasin pour acheter de l'eau. Il faut se contenter
d'un robinet à coté de sanitaires publics qui nous offre
qu'une eau chaude dont on se satisfait quand même à défaut
d'autre chose. Après Meauzac, la route longe au plus près
le Tarn et nous permet de découvrir sa confluence avec l'Aveyron.
|
| Notre arrivée à Montauban se fait assez tôt en
après-midi nous laissant du temps après la douche pour
regarder la fin de l'étape du tour de France à la télévision
et faire une longue balade à pied dans les rues du vieux centre-ville.
Nous prenons un apéritif puis le dîner à la terrasse
d'un restaurant de la place Royale. En soirée, l'orage éclate
enfin. Nous attendons tranquillement sous les voûtes que la pluie
se calme tandis que les clients de deux autres restaurants sur la place
se précipitent à l'abri.
|
|
samedi 10 juillet : 118,5 km et 375 m de
dénivelée.
Au réveil, le ciel est couvert mais au moins la nuit a été
plus fraîche et agréable. Nous quittons Montauban par les
petites routes et, dès l'autoroute A 20 franchie, nous nous retrouvons
au milieu des champs de tournesol et les vergers de pommes et de kiwis,
en rive droite du Tarn. Après une vingtaine de kilomètres,
nous faisons halte à Villebrumier pour acheter de quoi manger
ce midi. D'un coté de la route, on trouve la superette et de
l'autre la boulangerie. En moins de cinq minutes, les courses sont faites
et nous reprenons notre route. Une poignée de kilomètres
après le village, nous découvrons ce qui est devenu pratiquement
un monument historique en voie de disparition : une superbe et vieille
borne kilométrique, qui indique le passage du département
du Tarn et Garonne à celui de la Haute-Garonne, trône sur
le bas-côté de la chaussée.
|
| Un peu plus loin, le bourg de Villemur nous réserve une belle
surprise. Un imposant seuil barre le cours du Tarn sur toute sa largeur
avec, de part et d'autre, d'anciens bâtiments datant de 1930 qui
témoignent d'une activité industrielle passée.
Pour finir, un très beau pont suspendu à structure métallique
permet la traversée de la rivière et comme le site a été
aménagé, l'accès aux ouvrages en est très
facile, même à vélo.
|
| Après cette courte pause, nous continuons notre chemin. Le
ciel, très nuageux depuis le départ, commence à
se morceler, laissant un soleil timide faire son apparition, alors que
la température est maintenant proche de 28 °C. Entre Mirepoix
sur Tarn et Buzet sur Tarn où nous entrons dans ledépartement
du Tarn, la platitude des paysages laisse place aux creux et vallons,
parsemés de bois et de champs de tournesol en fleur beaucoup
plus agréables malgré plusieurs raidillons.
|
![]() Arrivés à Saint Sulpice où il nous faut prendre
la véloroute du Tarn, nous faisons notre pause méridienne
pour casser la croûte, assis à la terrasse ombragée
d'un café. Passé cet agréable moment, nous remontons
sur le vélo à la recherche d'un des très nombreux
panneaux aperçus quasiment à chaque carrefour, lors de
notre entrée dans le village. Il suffit de ne pas confondre le
balisage de la véloroute du Tarn avec celui de la véloroute
de l'Agout. S'orienter semble très facile mais nous allons quand
même nous tromper ou plutôt tourner en rond pendant un bon
quart d'heure. Le responsable en est un panneau manquant au niveau de
l'étroite rue du centre ville. Une fois sur le bon chemin, il
suffit de se laisser guider jusqu'aux portes d'Albi, à une cinquantaine
de kilomètres. C'est en tout cas ce que l'on croyait mais les panneaux ont la fâcheuse
habitude de disparaître spontanément à l'approche
des villages et gros bourgs. Il faut donc sortir régulièrement
la carte de son étui pour une séance d'orientation car
ce n'est pas la carte illisible récupérée sur Internet
qui peut nous aider, ce qui gâche un peu le plaisir de rouler
sur ces petites routes. Avec un soleil toujours plus présent,
la chaleur devient caniculaire et le café de Lisle sur Tarn est
le bienvenu.
|
| Progressivement, la vigne prend le dessus sur les autres cultures
et nous voici maintenant à Gaillac, réputée pour
son vin dès le Moyen Age. Là aussi, la carte routière
est nécessaire pour trouver sa route car les panneaux balisant
la véloroute sont invisibles. Nous quittons la ville par le pont
de Brens puis poursuivons notre remontée du cours d'eau sur la
rive gauche, arrivant ainsi aux portes de l'agglomération d'Albi.
|
N'ayant trouver d'hôtel à des tarifs abordables dans
Albi même, notre choix s'est porté sur un établissement
situé dans la zone d'activité commerciale du Sequestre,
à proximité des grands magasins, de la halle d'exposition
et du circuit automobile. Comme notre itinéraire nous fait arriver
du bon coté, il suffit d'emprunter deux grands ronds-points pour
franchir la RN 88 à deux fois deux voies pour arriver enfin à
destination. Sur le parking de l'hôtel, une trentaine de voitures
anciennes d'un club qui organise un rallye touristique dans la région,
stationnent sur le parking. Demain, après ces quatre étapes consécutives
depuis Cahors, c'est repos pour les vélos au coin du bar de l'hôtel
mais pas pour nous car nous avons prévu de profiter du dimanche
pour visiter Albi. En attendant, très gentiment, notre hôtesse
accepte de s'occuper de notre linge, nous épargnant une corvée
de lessive dans le lavabo de la salle de bain. Pour éviter la
cohue à l'heure du repas, nous allons dîner juste avant
les membres du club automobile. Plus tard, après avoir consulté
les horaires de la ligne de bus qui pourrait nous amener vers le centre
ville et constaté qu'il n'y en a malheureusement aucun le dimanche,
nous passons la soirée devant la télévision en
regardant la petite finale de la coupe du monde de football. Le début
de nuit est agité à cause de notre voisin de chambre,
membre du club de voitures anciennes, fortement alcoolisé, beaucoup
trop bruyant et anglais de surcroît ! Il faut attendre qu'il s'endorme
pour en faire autant
dimanche 11 juillet : 2ème et dernière
journée de repos.
Au matin, tous les nuages se sont dissipés, dévoilant
un ciel bleu superbe. Tranquillement, nous nous préparons, prenons
le petit-déjeuner avant de nous rendre à pied vers le
vieux centre ville historique d'Albi, à 2 ou 3 km de notre hôtel.
Après un passage à l'office du tourisme pour récupérer
un plan et quelques dépliants touristiques, nous profitons de
ce temps magnifique à la terrasse d'un café, en face la
cathédrale et le palais de la Berbie qui abrite le musée
Toulouse-Lautrec, tout en écrivant les dernières cartes
postales.
|
| Notre visite commence par la cour intérieure du palais puis
par ses jardins absolument superbes et immanquables. Le cheminement
piétonnier aménagé sous une tonnelle de vigne permet
d'en admirer toute la beauté, en profitant aussi d'une exposition
photographique et d'une très belle vue sur le Tarn.
|
La cathédrale située juste à coté nous
tend les bras mais nous écourtons notre visite en raison d'une
cérémonie religieuse en cours. Nous continuons alors notre
visite par les halles, la collégiale Saint-Salvi et son cloître
et la maison du viel Alby avant de s'arrêter dans une ruelle,
à la table d'un petit restaurant où nous dégustons
un excellent cassoulet qui passe très bien malgré la forte
chaleur puis une petite glace en dessert.
|
| En après-midi, nous retournons visiter la cathédrale
Sainte Cécile. C'est une véritable surprise de découvrir
les peintures de la voûte qui s'étendent sur 100 m de long
et 20 m de large tout comme les statues du chur finement ciselées.
Après quoi, courageusement, nous décidons d'affronter
le soleil et la chaleur caniculaire en traversant le Tarn par le Pont
Vieux en direction de l'église de la Madeleine, du musée
Lapérouse et des anciens moulins albigeois.
|
En milieu d'après-midi, nous reprenons le chemin de l'hôtel
en choisissant soigneusement les rues les plus ombragées, avec
un passage devant la statue de Lapérouse puis dans le parc Rochegude.
Nous en profitons pour faire une reconnaissance du parcours qu'il nous
faudra suivre demain pour quitter Albi. Une fois à notre hôtel,
une douche fraîche fait énormément de bien. La télévision
nous montre les images des coureurs du tour de France dans l'ascension
de Morzine. Eux aussi ont très chauds
Après le dîner,
nous regardons la finale de la coupe du monde de football avant de se
coucher mais notre voisin anglais est là, toujours alcoolisé
et bruyant !
![]() lundi 12 juillet : 129,6 km et 1 150 m de
dénivelée.
Sur le papier, l'étape du jour est la plus longue alors nous
nous levons vers 7 h 00 pour commencer à se préparer puis
aller prendre le petit-déjeuner. Comme prévu, nous réussissons
à partir dès 8 h 00. Malgré quelques nuages, l'impression
de beau temps domine largement, avec déjà une chaleur
sensible. La traversée des deux grands ronds-points au dessus
de la RN 88 est facile à cette heure, les automobilistes étant
même prévenant en nous facilitant le passage. Par la suite,
nous récupérons les avenues et boulevards repérés
la veille pour rejoindre la route de Saint-Juéry et le Tarn.
Même avec une circulation dense en ce lundi matin, nous circulons
assez facilement grâce à de nombreuses bandes cyclables.
A partir de Saint-Juéry, nous longeons la rivière en rive
gauche. La vallée du Tarn se transforme : les vastes plaines
ont disparues, remplacées par des plateaux boisés dans
lesquels la rivière a taillé son lit. La présence
de deux étroits tunnels limite la largeur et la hauteur des véhicules,
nous évitant ainsi tous les camions ou autres camping-cars et
caravanes mais la prudence est nécessaire car ils sont longs,
en courbes et mal éclairés. D'ailleurs, nous nous arrêtons
systématiquement à leur entrée pour mettre en marche
notre propre système d'éclairage.
|
| Une halte à Ambialet s'impose pour découvrir le fameux
méandre du Tarn. Le village s'y est installé sur une presqu'île
et ce n'est qu'un simple éperon rocheux traversé par un
tunnel qui sépare, sur une cinquantaine de mètres, les
deux coté de cette boucle de la rivière. Nous profitons
de cet arrêt pour faire les achats du pique-nique dans une boulangerie,
faisant aussi office d'épicerie.
|
C'est en sortant que nous connaissons notre seul incident mécanique
de notre voyage : mon vélo, en équilibre instable le long
d'une haie, tombe lentement sur le coté. Le casque, attaché
au guidon par la jugulaire, se retrouve coincé entre le sol et
le vélo et crac ! Dire que je l'avais acheté juste avant
de partir. C'est mon vélociste qui va être content
Après un rafraîchissement pris à la terrasse d'un
café, nous repartons en empruntant l'itinéraire de la
véloroute du Tarn jusqu'à Trébas où elle
s'interrompt.
|
| Durant une douzaine de kilomètres, nous voici sur des routes
connues car nous y sommes passé cette année à la
Pentecôte, lors de notre séjour à Saint Sernin sur
Rance. Un peu plus loin, nous stoppons au village de Brousse que surplombent
les ruines d'un imposant château.
|
Sur ces petites
routes, la circulation automobile est quasiment inexistante, hormis
quelques touristes, en raison de ces fameux tunnels de plus en plus
dangereux. Deux d'entre eux ne sont absolument pas éclairés.
En plus, comme ils sont longs (entre 300 et 400 m) et en courbe, notre
éclairage n'est pas suffisant. Après avoir parcouru quelques
dizaines de mètres, il fait plus noir que dans un four. Il nous
faut descendre de vélo, mettre le gilet de sécurité
qui n'avait pas encore quitté le fond de la sacoche et longer
les murs lentement à l'écoute des véhicules pouvant
arriver, prêts à se plaquer aux parois.
|
| L'un de ces tunnels est équipé à chacune de
ces extrémités de panneaux lumineux signalant la présence
de cyclistes à l'intérieur mais on a beau presser désespérément
le bouton d'allumage, cela ne fonctionne pas. A bien y réfléchir,
c'est pire que de ne pas avoir de panneaux car les automobilistes ne
s'attendent alors pas du tout à nous rencontrer dans le tunnel
|
L'heure avance et nous poussons jusqu'au village du Truel pour la
halte du casse-croûte, à la recherche d'un café.
Après quelques minutes de recherche, il n'y en a aucun dans le
village. Par chance, nous pouvons nous installer à la terrasse
d'un restaurant. Nous avons déjà parcouru près
de 80 km mais il en reste encore une cinquantaine pour gagner notre
ville étape du jour, Millau. A la reprise vers 14 h 00, la chaleur
écrase tout (il fait 37° C) et comme il n'existe plus de
route longeant au plus près la rivière, nous devons commencer
par une longue côte de 5 km en plein soleil qui se transforme
très vite en un véritable calvaire, nous imposant de nombreux
arrêts à l'ombre des quelques arbres.
|
| Il faudra même parfois pousser le vélo pour ne pas mettre
le cur dans le rouge. En plus, plusieurs raidillons plus courts
mais tout aussi pentus nous attendent un peu plus loin finissant de
nous achever. C'est dommage car cela nous empêche de profiter
pleinement du superbe panorama sur la vallée du Tarn.
|
Les bidons, pourtant remplis au restaurant, se vident à la
vitesse de la lumière et sont déjà presque vides.
Il faut vite trouver un point d'eau mais nous ne traversons aucun village
et ne trouvons aucun café. Nous devons encore patienter jusqu'à
une quinzaine de kilomètres de Millau pour enfin rejoindre les
rives du Tarn et une base nautique avec sa buvette salvatrice, ses boissons
fraîches et ses glaces.
|
| Epuisés, nous rejoignons le village de Peyre avant de passer
sous le viaduc de Millau, perché dans le ciel comme accroché
aux nuages. Une fois à Millau, avant de rejoindre notre hôtel,
nous faisons un arrêt dans une superette pour acheter quelques
fruits et deux bouteilles d'une eau minérale de Lozère
désormais connue de tous.
|
pour quelques kilomètres, cette étape n'aura pas été
la plus longue mais très certainement la plus éprouvante
en raison de la dénivelée et d'une chaleur étouffante.
A l'hôtel, la douche est un véritable bonheur tout comme
le dîner dans le restaurant situé de l'autre coté
de la route.
![]() mardi 13 juillet : 82,5 km et 650 m de dénivelée.
Effectivement, dormir n'a pas été une sinécure.
Aussi bien Christian que moi, nous nous sommes éveillé
plusieurs fois en sueur et le matin, lorsque l'heure de se lever arrive,
on a plutôt envie de rester sous les draps. Une bonne douche fait
beaucoup de bien mais la chaleur est déjà présente
: en sortant dehors pour aller prendre le petit-déjeuner, on
ne ressent même pas la fraîcheur de l'air. Au départ,
nous passons par le supermarché juste à coté de
notre hôtel pour acheter notre casse-croûte du midi. Nous
traversons ensuite le Tarn, au niveau de sa confluence avec la Dourbie
puis prenons la direction de Paulhe en rive gauche du Tarn, pour éviter
l'ancienne route nationale d'Aguessac. Au dessus de nos têtes,
les premiers parapentistes se sont déjà élancés
du haut du causse noir et atterrissent dans un champ en bordure de route.
C'est la fin de la terra incognate même si nous ne venons que
rarement dans les environs. Au village de La Cresse, Chritian, un peu
fatigué, préfère rejoindre la rive droite de la
rivière pour rejoindre Le Rozier par un itinéraire au
profil moins tortueux. De mon coté, je poursuis sur l'itinéraire
prévu en rive gauche qui m'amène à Peyreleau puis
au Rozier.
|
| Une fois franchi le pont sur le Tarn à la confluence avec
la Jonte aux eaux transparentes, je retrouve Christian qui m'attend
tranquillement attablé à une buvette. La circulation est
maintenant dense avec de très nombreux camping-cars ou caravanes
sans oublier les véhicules des loueurs de canoë qui remontent
leurs embarcations jusqu'aux différents points de départs
dans les gorges du Tarn.
|
Rien de surprenant à cela, les vacances battent leur plein
et nous nous y attendions lorsque nous avions caler le calendrier de
ce voyage. Il faut donc faire avec lorsque nous repartons vers Les Vignes
sur une route désormais familière qui nous ramènent
en Lozère. Malgré cela, le paysage offert par les hautes
falaises calcaires des causses est toujours aussi spectaculaire. Après
le Pas de Souci où vous trouverez des traces du passage de Gargantua,
les falaises des Baumes Hautes propices à l'escalade, les Détroits
et le superbe hameau des Crozes, nous arrivons à La Malène
pour une petite pause au café. En cette fin de matinée,
le ciel bleu a laissé place aux nuages de plus en plus nombreux,
avec une température toujours caniculaire. Nous poursuivons notre
route en passant devant le village de Hauterive accessible par barque
ou grâce à une nacelle suspendue à un câble
puis devant le château de la Caze avant d'atteindre Sainte-Enime
où nous nous arrêtons pour pique-niquer. Malgré
le monde, le cafetier nous permet de nous installer à une table.
Comme depuis notre départ de Mende, nous en profitons pour déguster
aussi une bonne glace. Après quoi la reprise promet d'être
difficile avec une chaleur qui dépasse les 32°C.
|
| En plein été, le débit du Tarn est maintenant
faible mais cela n'empêche pas ses eaux vertes de se transformer
en une véritable autoroute à canoës multicolores.
Il va bientôt y avoir des bouchons et les places sur les gravières
pour les haltes et les pique-niques vont manquer
Il ne nous reste
maintenant plus qu'une trentaine de kilomètres à parcourir
pour arriver à Florac.
|
Les petits faux plats montants vers Prades et Montbrun passent assez
facilement et, après un ultime arrêt au café d'Ispagnac,
nous arrivons à destination vers 16 h 00. Cette étape
est la plus courte à tout point de vue ce qui nous laisse du
temps libre pour regarder la fin de l'étape du tour de France
durant laquelle les coureurs se frottent au redoutable col de la Colombière.
Encore trois jours et il leur faudra affronter la montée Jalabert
pour l'arrivée à Mende.
En attendant, nous nous reposons en profitant enfin d'une
atmosphère plus agréable. Ce soir, nous sommes en demi
pension. Ca tombe bien car l'hôtel est vraiment à l'écart
du centre ville de Florac et cela nous évite une bonne marche
à pied pour nous y rendre.
![]() mercredi 14 juillet : 92 km et 1 400 m de
dénivelée.
Ouf, la nuit fut longue, ininterrompue et calme. Bref, elle nous
a permis de récupérer convenablement des efforts et de
la fatigue accumulés les jours précédents pour
entamer cette dernière étape dans de bonnes conditions.
Déjà la dernière étape. Au moment du départ
il y a douze jours, ce 14 juillet semblait très lointain et aujourd'hui
notre périple touche à sa fin. Ce soir, on dormira à
la maison.
Au réveil, le temps est très couvert avec un vent du sud soufflant assez fort ce qui a fait chuter la température. La pluie va-t-elle nous réserver une mauvaise surprise alors qu'elle nous avait épargné jusqu'à présent ? Pour franchir le col de Finiels et rouler jusqu'aux sources du Tarn puis du Lot, nous voyageons léger : les sacoches sont rangées dans le coffre de la voiture de Marie, accompagnée de sa sur, qui sont venues nous rejoindre vers 9 h 00. Et pour notre plus grand plaisir, elles se sont aussi occupées du pique-nique. |
| Le vélo allégé, nous commençons cette
dernière longue ascension jusqu'au sources du Tarn par Bédouès
et Cocurès avant de passer devant le château du Miral.
A partir d'ici, la pente très douce s'accentue sans dépasser
les 5 %. Afin de garder des forces pour le final, nous roulons à
l'économie, comme de gros diesels mais sans les gaz à
effet de serre ! De leur coté, Marie et sa sur progressent
par saut de puce, en profitant des paysages superbes de la haute vallée
du Tarn tout en nous attendant pour vérifier que tout va bien.
|
En approchant du Pont de Montvert, le soleil commence à craquer
l'épaisse couche de nuages. La température encore un peu
fraîche jusqu'à là devient idéale pour la
pratique du cyclotourisme, ni trop chaud, ni trop froid.
|
| Arrivé dans le bourg, c'est l'effervescence : sur le quai
principal se tient un marché aux produits régionaux. Nous
en profitons pour y acheter le pain, quelques gâteaux et des viennoiseries
que l'on déguste tous ensemble à la terrasse d'un café
presque surpeuplé.
|
C'est à la sortie du bourg que commence la véritable
ascension du versant sud du col de Finiels. Les sept premiers kilomètres
nous amène au village de Finiels, à 1 200 m d'altitude.
Notre inquiétude quant à la pluie grandi en même
temps que le sommet de Finiels disparait dans de gros nuages noirs et
que les voitures qui descendent apparaissent tous feux allumés.
A la sortie du village, la pente, qui avoisinait jusqu'alors les 5 à
6 %, dépasse les 7 % sur plus de deux kilomètres. C'est
la portion la plus exigeante de l'ascension d'autant plus que le vent
y est parfois défavorable mais une fois arrivé à
l'ancienne maison de cantonnier, la pente s'adoucit de plus en plus
jusqu'au sommet du col, à 1 541 m. Nous voici maintenant en zone
cur du parc national des Cévennes et nous venons de passer
le cap symbolique des 1 000 km depuis notre départ..
![]() Le vent qui souffle assez fort chasse les nuages, nous permettant
de profiter d'un généreux soleil. Il faut toutefois trouver
un coin abrité du vent mais ensoleillé pour le pique-nique
gastronomique voire gargantuesque qui nous attend : saucisse sèche,
pâté, salade de pâtes, fromage, fruits et gâteaux,
arrosés de vin rouge. Voici qui nous change de l'ordinaire sandwich
au jambon et de la banane ! Après avoir recharger les batteries, il nous faut maintenant
prendre la route forestière du mont Lozère pour rejoindre
les sources du Tarn, à un peu plus de 5 km du col. Il s'agit
en fait d'un large chemin parfois très caillouteux mais globalement
bien roulant avec un VTT ou un VTC. C'est plus difficile avec un vélo
classique et Christian est obligé de rebrousser chemin à
mi distance en raison d'un passage trop défoncé. Je poursuis
donc seul sur ce chemin jusqu'à atteindre le panonceau indiquant
la direction des sources.
|
| Il faut alors laisser le vélo le long d'une clôture
pour faire les 150 derniers mètres à pied sur un sentier.
Une fois franchie la ligne de crête, elles apparaissent enfin,
au milieu des prairies humides d'altitude et d'un troupeau de brebis
dont le berger, qui faisait tranquillement une petite sieste, se lève
en entendant les aboiements des chiens qui m'ont repéré
au loin.
|
A mon retour, je croise Marie et sa sur qui profitent du beau
temps pour se balader à pied et rattrape Christian qui m'attendait
un peu avant le col. Rapidement, nous attaquons avec le vent dans le
dos la descente très rapide sur Le Bleymard et la vallée
du Lot. Au village, Christian trop fatigué par cette rude journée
et les précédentes m'attend au café pendant que
je prends la direction du col des Tribes.
|
| Arrivé au pont sur le Lot, qui a l'apparence d'un simple ruisselet,
il faut prendre la route de Malecombe avant d'emprunter un chemin caillouteux
pour s'approcher au plus près de la source du cours d'eau qui
se perd dans les bois. Après, le VTT devient indispensable pour
poursuivre alors je m'arrête là, à deux kilomètres
du but.
|
Le temps de faire quelques photographies et je redescend au Bleymard
où je rejoins tout le monde, réuni à la terrasse
du café. Une trentaine de kilomètres nous sépare
de Mende. Malgré les courtes montées du col de la Tourette
et de Badaroux, le retour est rapide grâce à ce vent maintenant
favorable et qui souffle toujours autant. Le panneau de l'agglomération
de Mende apparaît enfin et un ultime passage sur la rivière
via le pont Notre Dame nous ramène sur le parking où douze
jours plus tôt nous partions, sonnant la fin de ce très
beau voyage, la tête pleine de souvenirs et de belles images et
le corps fatigué par plus de 1 060 km et près de 7 400
m de dénivelée quand même! Mais après quelques
jours de repos, aucun doute que l'idée de repartir trotera déjà
dans la tête... Vous pouvez découvrir les 2 albums photo de ce voyage
dans notre photothèque en cliquant ici.
|