la Pentecôte 2009 à Naussac

(à la découverte des monts du Vivarais et des gorges de l'Allier)


Lors de notre dernière assemblée générale, le club a décidé d'organiser un séjour à Naussac sur 3 jours à la Pentecôte, pour partir à la découverte des monts du Vivarais et des gorges de l'Allier. Le choix de l'hébergement s'est porté sur «les terrasses du lac» qui regroupe aussi bien un hôtel qu'un camping-caravaning ou des chalets.
l'hôtel des «terrasses du lac»

Le site est idéal pour ce week-end prolongé : l'hôtel se trouve sur la rive «est» du lac, à l'écart de la route, avec un superbe panorama sur les 1 000 hectares du plan d'eau. Le rendez-vous est fixé au vendredi 29 mai à 18 h 30 pour les 9 participants à ce séjour.

A notre arrivée, Béatrice, la directrice, nous réserve un accueil vraiment très chaleureux. Tout est prévu pour l'accueil des cyclotouristes avec un local spécifique pour le rangement des vélos et des affaires ainsi qu'un recueil de parcours très fourni et détaillé pour découvrir les alentours du lac de Naussac. A la demande, vous pouvez aussi demander un pique-nique pour votre déjeuner. Après avoir rangé nos vélos et s'être installé dans nos chambres, nous nous retrouvons dans la salle de restaurant pour le dîner. Béatrice nous y attend pour nous offrir l'apéritif de bienvenue avant de déguster, pour notre plus grand plaisir, une cuisine à la fois excellente et originale. Le chef nous propose aussi des plats de pâtes ou de riz en complément. Un peu plus tard, nous profitons de cette belle soirée pour nous promener sur les rives du lac avant d'aller nous coucher.

samedi 30 mai

Nous nous retrouvons tous pour le petit-déjeuner très copieux avec un buffet en libre service. Ce samedi, la balade est consacrée au monts du Vivarais et plus spécialement aux monts Gerbier de Jonc et Mézenc. Yves rejoint notre groupe pour rouler avec nous.

Le temps s'annonce superbe avec un ciel parfaitement dégagé sans vent. Après avoir récupéré notre pique-nique, nous prenons le départ vers 9 h 00 en direction de Langogne. Ce samedi matin est jour de marché : les rues y sont très animées et nous devons nous frayer un chemin pied à terre pour rejoindre la RN 88.
au moment du départ

Arrivés à La Ribeyre, nous quittons la RN 88 pour remonter la vallée de l'Espezonnette jusqu'à Lanarce, en Ardèche. Déjà, à l'horizon, les nuages venus de la vallée du Rhône envahissent le ciel, accompagnés du vent. Il ne faudra malheureusement pas longtemps pour qu'ils nous rejoignent faisant chuter la température de quelques degrés... Nos bifurquons alors vers Saint-Cirgues-en-Montagne en longeant le ruisseau du Vernason. Etrangement, la circulation automobile est dense sur cette petite route et les automobilistes semblent très pressés ! Nous en comprendrons la raison en arrivant à Saint-Cirgues : le départ d'une course d'orientation qui accueille plusieurs centaines de participants est sur le point d'y être donné.
la Loire et le mont Gerbier de Jonc, dans les nuages

Passé le village, nous retrouvons une certaine tranquillité beaucoup plus adaptée à la pratique du cyclotourisme. Une fois la forêt de Bauzon traversée, nous arrivons au village de Rieutord, dans la vallée de la Loire. Nous remontons ensuite le fleuve jusqu'au village de Sainte-Eulalie, où l'on peut encore admirer, sur la place du village, à coté de l'église, une ancienne maison au toit de chaume, avant de gagner le pied du mont Gerbier de Jonc et les sources de la Loire.

Le mauvais temps qui persiste nous en cache le sommet perdu dans les nuages et la fraîcheur nous incite à repartir assez vite à la recherche d'un coin sympathique pour casser la croûte. Nous continuons alors en direction de la route du mont Mézenc durant quelques kilomètres avant de nous arrêter à proximité du carrefour avec la route qui mène à l'ancienne chartreuse de Bonnefoy. Au menu du jour, le chef nous a préparé un sandwich, une salade de riz, une part de fromage, une compote et un gâteau.

Pendant que nous pique-niquons dans le sous-bois en bordure de route, un groupe de motards nous salue amicalement à leur passage. Sans que nous en connaissions la raison, l'avant dernier d'entre eux loupe son freinage dans le virage et chute heureusement presque à l'arrêt. Il se relève rapidement, aidé d'un autre motard et repart après quelques instants passés à examiner sa moto qui n'a que peu souffert de l'accident. Ouf !

La température étant toujours très fraîche, nous repartons dès la fin du repas. Le groupe se divise alors en deux : certains choisissent de faire une boucle par la croix de Boutières, à 1 506 m d'altitude au pied du mont Mézenc et le village d'Estables dans la Haute-Loire pendant que les autres prennent directement la route de l'ancienne chartreuse de Bonnefoy à la recherche d'un café où l'on doit tous se retrouver plus tard.

Malgré les nuages et la brume, la petite route qui monte à la croix de Boutières offre de très beaux panoramas sur les vallées et les sucs environnants. Il faudra vraiment y revenir par beau temps pour en profiter pleinement ! La descente sur Estables est très rapide mais il en sera tout autre du retour au point de départ de notre boucle. Nous devons faire face à une belle côte et surtout à un vent assez fort et très irrégulier.

Une fois la route de l'ancienne chartreuse atteinte, nous sommes à l'abri du vent dans les bois mais il faut alors affronter une longue série de petits raidillons qui cassent les pattes avant de basculer sur le village du Béage. C'est là que nous nous retrouvons pour faire une pause bien agréable dans un café. Le soleil, très timide en ce début d'après-midi, semble enfin vouloir prendre le dessus lorsque nous ressortons.
l'ancienne chartreuse de Bonnefoy
le lac d'Issarlès

Une longue descente de 8 km très roulante nous emmène jusqu'au rond-point de la route qui remonte jusqu'au lac d'Issarlès où quelques uns d'entre nous se rendent. Malgré le retour du soleil, seules quelques personnes profitent de la plage mais personne ne se baigne. Avec l'hiver long et rigoureux qu'a connu la région, l'eau est encore très froide.

Ensuite, nous rejoignons la RN 102 en passant par Lachapelle-Graillouse et Coucouron où nous croisons un groupe de voitures anciennes qui profite aussi du week-end de la Pentecôte pour prendre l'air. Plutôt que de revenir à Naussac par les RN 102 et 88 où le trafic est important, nous optons pour la toute petite route qui rejoint Lesperon via les hameaux de Champ-Blazère et Grange de Cayres. La prudence est de mise toutefois car le revêtement n'est pas toujours très bon dans cette longue descente. Par la suite, nous gagnons Langogne par la route de L'Hermet-Chabalier, toujours en descente jusqu'à franchir l'Allier. Il ne nous reste alors plus qu'une poignée de kilomètres pour rejoindre Naussac. A l'entrée du village, une route dont la circulation est interdite par une barrière, permet de longer la rive «est» du lac jusqu'à l'hôtel. A l'arrivée, le compteur affiche un peu plus de 130 km.

Après une bonne douche et un rafraichissement pris en terrasse, nous nous retrouvons autour de la table pour déguster une nouvelle fois un délicieux repas avec son supplément de pâtes, histoire de reprendre des forces pour le lendemain.


dimanche 31 mai

Au programme de la journée, nous avons choisi un parcours qui nous fera découvrir la vallée de l'Allier, en aval de Langogne. Au départ, le ciel est légèrement couvert. Toutefois, la pluie ne semble pas imminente. Nous partons le long du lac de Naussac, en passant sur la digue du barrage avant de monter sur Chaussenilles et de basculer sur l'étroite vallée de l'Allier à Jonchères.

A partir de là, nous restons sur le plateau qui domine la rivière jusqu'àprès Saint-Haon, dans une longue succession de petites montées et descentes, à travers des paysages essentiellement agricoles. A partir du hameau des Souils, nous attaquons une longue descente sur le village d'Alleyras. Juste avant d'arriver dans le village, la route dévoile un très beau panorama sur l'Allier qui serpente dans ses gorges.
le village d'Alleyras

On peut aussi apercevoir la voie ferrée qui, pour se faufiler le long de la rivière, traverse plus d'une trentaine de tunnels entre Langeac et Langogne sans compter les nombreux viaducs et admirer le travail qu'il aura fallu pour construire tous ces ouvrages !
le pique-nique, dans le village de Saint-Préjet-d'Allier»

Au pont d'Alleyras, nous traversons une nouvelle fois l'Allier. Il nous reste alors une longue côte de 5 km pour rejoindre la vallée de l'Ance et Saint-Préjet-d'Allier où nous avons prévu de nous arrêter pour le pique-nique. Nous improvisons notre propre restaurant sur la petite place qui encercle la fontaine, au milieu du village.

Le menu est identique à celui de la veille. Seule la salade de riz a été remplacée par une délicieuse salade de lentilles aux oignons et petits lardons. Miam, miam ! Après le repas, nous gagnons le café du village, près du camping, pour se désaltérer et faire le plein des bidons. Entre temps, le soleil est enfin revenu mais le ciel reste assez couvert.

Nous repartons le long de la vallée de l'Ance que nous devons suivre jusqu'à Chambon-le-Château mais une petite erreur d'orientation nous fait grimper sur le plateau de Saint-Vénérand. Cela ajoute une côte mais les paysages que nous y découvrons le valent bien !

A partir de Chambon-le-Château, nous arrivons sur des routes que certains d'entre nous connaissent mieux pour y avoir déjà roulé quelques fois. A Laval-Atger, nous rejoignons la très belle vallée du Chapeauroux. Fatigués par la balade de la veille, certains d'entre nous préfèrent rejoindre directement l'hôtel en passant par Fabrèges et Briges alors que les autres choisissent de pousser jusqu'à Auroux, Chastanier et Rocles pour rentrer par le côté sud du lac de Naussac.
en remontant la vallée du Chapeauroux

Vers Auroux, les cumulonimbus obscurcissent rapidement le ciel. Leur base devient de plus en plus sombre et après avoir passé Chastanier, ce qui semblait inévitable arrive : une grosse averse orageuse vient nous rafraîchir les idées. Par chance, cela ne dure que quelques minutes juste le temps de faire le tour du village de Rocles et nous arrivons à Naussac sans être trop mouillés après une randonnée d'un peu plus de 92 km.

Un peu plus tard, en fin d'après-midi, nous profitons d'une éclaircie pour aller visiter le vieux centre-ville de Langogne.
coucher de soleil sur le lac de Naussac

En soirée après le dîner, le ciel nous offre un magnifique coucher de soleil sur le lac alors que trois d'entre nous rentrent sur Mende. Notre groupe se trouve ainsi réduit à seulement six membres alors que plus d'une vingtaine de cyclos s'était déclarée interressée par ce séjour lors de l'assemblée générale du club en décembre dernier. Dommage et tant pis pour les absents !

lundi 1er juin

Le programme de la journée est allégé car nous déjeunons «aux terrasses du lac» ce midi avant de rentrer chez nous en début d'après-midi. Avant de partir à vélo pour un petit tour du lac de Naussac, nous bouclons les valises et libérons les chambres.

Nous quittons l'hôtel en direction de Rocles, par le côté sud du lac pour rejoindre Chastanier et la vallée de la Clamouse. A la baraque de Braye, cette rivière se jette dans le Chapeauroux que nous descendons jusqu'à Auroux. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la première surprise de la matinée avec une petite rampe d'une longueur de 600 m à près de 10 % dans le village pour monter sur le plateau.
entre Auroux et Briges

Après la descente sur Briges, nous longeons au plus près le lac de Naussac jusqu'au carrefour avec la route de Pomeyrols. Il est encore tôt alors que nous ne sommes plus qu' 2,5 km de l'hôtel. Nous décidons de faire cette petite boucle qui passe dans ce village. La route s'élève très rapidement au-dessus du lac avec une seconde rampe de 750 m à près de 9 %. Après Pomeyrols où nous avons croisé un troupeu de brebis, nous descendons jusqu'à La Valette, en bordure de l'Allier.
le barrage et l'usine hydroélectrique de Naussac

C'est ici qu'a été installée une partie des ouvrages du complexe hydroélectrique de Naussac. Nous passons ensuite au pied du barrage de Naussac et du bâtiment qui abrite les turbines avant de remonter à hauteur de la crête du barrage dont l'utilité première est le soutien d'étiage de la Loire, avec celui de Villerest.

Arrivés à l'hôtel après 32 km de vélo, nous prenons notre douche dans les sanitaires du camping et nous nous retrouvons tous pour un dernier et succulent repas. Aujourd'hui, nous avons droit au menu du terroir : un vrai régal !

Malheureusement, c'est déjà la fin de ce long week-end et chacun de nous reprend le chemin de la maison avec, dans la tête, l'idée de revenir tant l'accueil aura été chaleureux et les routes et paysages du Vivarais propices à la pratique du cyclotourisme.

Alors à bientôt peut être... avec beaucoup plus de participants !

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