1ère sortie printannière en 2009


Depuis de nombreuses années, la première sortie du club se déroule à la fin du mois de mars. C'est l'occasion pour tous de se retrouver en ce début de saison pour une journée conviviale de vélo. En 2009, le traditionnel tour du causse Méjean est abandonné : Yves nous a concocté, au départ de Florac, un parcours cévenol le long des vallées du Tarnon et des Gardons de Saint-Jean et de Sainte-Croix avec un déjeuner prévu au restaurant "le Martinet".

Ces derniers jours de mars sont tumultueux : la pluie, la neige et le vent du nord ont repris le contrôle du ciel lozérien après une semaine de beau temps. Le doute plâne sur l'organisation de cette balade en début de semaine mais vendredi, les prévisions météo s'avèrent toutefois favorables avec un ciel couvert en matinée mais sans pluie et de belles éclaircies en après-midi. Samedi soir, Yves nous confirme le rendez-vous à Florac le lendemain matin à 8h15.

Le dimanche matin, le thermomètre affiche 0° C dans les rues de Mende. Un peu plus tard, la traversée du causse de Sauveterre vers Florac nous révèle un paysage enneigé sur les causses et les sommets cévenols dès 900 m d'altitude. L'hiver a profié de la nuit pour lancer une de ses dernières offensives... A Florac, la température est à peine plus douce avec 3° C.
Au départ de Florac

Malgré cela et le passage à l'heure d'été dans la nuit, nous sommes 19 cyclos (soit plus de la moitié des effectifs du club !) et une accompagnatrice présents au rendez-vous. Chacun se prépare et s'habille chaudement. Le départ est donnée vers 8h45 en direction de Salgas et Vebron. Les premières pentes nous permettent de nous réchauffer doucement en remontant la vallée du Tarnon jusqu'aux Rousses.
au col du Marquairès - 961 m

Dès la sortie du village, la route s'élève plus rapidement sur cinq kilomètres pour nous emmener vers le col du Marquairès où la neige fait son apparition pour la plus grande joie de certains ! Chacun montant à son propre rythme, nous nous retrouvons tous à la sortie du tunnel, où le soleil commence à percer à travers les nuages qui se dissipent tranquillement.

Après un petit ravitaillement, nous basculons dans la vallée du Gardon de Saint-Jean. La descente rapide nous dévoile un panorama superbe sur les crêtes enneigées. A partir de Saint-André-de-Valborgne, nous longeons la rivière dans une longue descente parfois en faux-plat jusqu'à Saint-Jean-du-Gard où les premiers mimosas en fleur apparaissent. Désormais, le soleil se montre plus généreux et la température grimpe timidement nous permettant enfin de quitter quelques vêtements.

Il ne nous reste alors plus qu'une douzaine de kilomètres à parcourir et le col de Lamira à escalader pour rejoindre le restaurant «le Martinet» où nous devons déjeuner. Yves, notre G.O. (gentil organisateur), avait eu l'excellente idée de réserver. Bien mal lui en a pris car le restaurant est complet. Les 72 km parcourus en matinée et le froid ont creusés l'appétit de tous et l'excellent repas qui nous est servi est fort bien apprécié.
le déjeuner, au restaurant «le Martinet»

Après le café, quelques uns auraient aimé profiter d'une petite sieste mais il reste 45 km jusqu'à Florac et l'ascension du col du Rey à 987 m d'altitude. Vers 14h30, nous repartons en direction de Moissac-Vallée-Française, en remontant la vallée du Gardon de Sainte-Croix. A partir de là, le vent du nord défavorable ne nous quittera plus jusqu'à notre retour à Florac.

A Moissac, nous passons devant la coopérative agricole qui fabrique ce délicieux fromage de chêvre qu'est le Pélardon. Si vous ne le connaissez pas encore, n'hésitez pas ! Quelques kilomètres plus loin, après avoir traversé Sainte Croix Vallée Française et Pont-Ravagers, nous voici à la Calquière. C'est ici que nous quittons la vallée du Gardon pour remonter sur Barre des Cévennes avec une ascension de 9,5 km pour une pente moyenne de 5,5 % et toujours ce vent défavorable.
des ânes en Cévennes. Stevenson n'est pas loin...

Certains d'entre nous ont repris le vélo depuis peu après une longue trève hivernale alors que d'autres ont déjà plus de 1 000 km dans les mollets depuis le début de l'année ce qui explique que, très rapidement, le groupe éclate en petits pelotons. Après avoir passé le château du Mazel et la magnanerie de la Roque, nous croisons deux ânes paissant tranquillement sur le bord de la route.

Un peu plus loin, nous atteignons le carrefour avec la route du Pompidou, signe de notre arrivée prochaine à Barre. Le vent se fait de plus en plus sentir mais nous finissons quand même par rejoindre le village où nous nous retrouvons presque tous : les grimpeurs les plus rapides ont déjà repris la route à cause d'un froid trop piquant qui rend l'attente difficile.

Une petite pause est la bienvenue, le temps de reprendre un peu de force pour les 15 derniers kilomètres et nous repartons vers le col du Rey. Après Barre, la route descend puis remonte sur un kilomètre et demi pour atteindre le sommet du col à 987 m d'altitude. Il nous faut de nouveau enfiler des affaires chaudes pour une descente sur Saint Laurent de Trèves très rapide car très pentue !
au col du Rey, dans le froid

La prudence est de rigueur car les bourrasques de vent nous obligent parfois à des écarts. Au pied de la descente, nous retrouvons la vallée du Tarnon et reprenons le chemin du matin en sens inverse jusqu'à Florac. A l'arrivée, le compteur indique 116 km et plus de 1750 m de dénivelée. Après avoir chargé les vélos dans les voitures, nous terminons cette belle journée dans un café autour d'un bon chocolat chaud avant de nous séparer en attendant la prochaine randonnée.


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