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1ère sortie printanière - mars 2010
La date est calée depuis fort longtemps dans le calendrier
du club : ce dimanche 28 mars est le jour de la première longue
sortie printanière de l'année 2010. Le parcours prévu
doit nous emmener, en descendant les gorges du Tarn, de Molines vers
Sainte-Enimie puis Les Vignes et Le Rozier avant de gagner Meyrueis
en remontant les gorges de la Jonte, pour la pause casse-croûte.
L'après-midi sera consacrée à l'ascension du col
de Perjuret avant de rejoindre les vallées du Tarnon puis du
Tarn à Florac. Il ne restera alors plus qu'une quinzaine de kilomètres
pour revenir à notre lieu de départ.
La veille, la pluie n'a quasiment jamais cessée de tomber
mais selon les différents sites Internet, la météo
devrait être clémente - c'est-à-dire sans pluie
- avec quelques possibles éclaircies en après-midi. Ce
dimanche matin, les prévisions se confirment. Toutefois, quelques
rares goutte de pluies sur la route entre Mende et notre point de rendez-vous,
le parking de l'usine Quézac à Molines, font naître
une certaine inquiétude. Malgré cela et le passage à l'heure d'été
dans la nuit qui nous à tous fait perdre une précieuse
heure de sommeil, les premiers participants s'y retrouvent dès
8 h 30.
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Dans la demi-heure qui suit, nous sommes 13 cyclos à se préparer
pour cette journée de vélo en boucle autour du causse
Méjean. A la demande de certains, Guy Malaval s'est proposé
comme accompagnateur et suivra le groupe avec un véhicule destiné
au transport des vêtements et des pique-niques. D'autres plus
autonomes font tout suivre dans les sacoches ou sacs à dos.
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Le départ est donné vers 9 h 00 avec, de suite, une
route en travaux sur plusieurs kilomètres. Le conseil général
y réalise un élargissement de la chaussée qui,
même si elle était propice à la pratique du cyclotourisme,
posait quelques soucis aux nombreux camping-cars et caravanes qui s'y
croisaient difficilement en été. Le ciel est toujours
très couvert, les nuages s'effilochant sur les hauteurs des causses.
La température encore très fraîche nous rappelle
que l'hiver est peu lointain et nous oblige à bien nous couvrir.
Les affaires d'hiver (gants, vestes ou polaires, cuissards longs, etc)
sont de rigueur
Le groupe se disperse progressivement au gré des nécessaires
arrêts destinés à satisfaire des besoins naturels
et des pauses photographiques. Nous traversons le village de Sainte-Enimie
encore peu fréquenté tant que Pâques n'est pas passé,
puis Saint Chély du Tarn, Pougnadoire, le château de la
Case avant de passer au niveau du superbe hameau de Hauterive, si caractéristique
de l'architecture caussenarde. A La Malène, un arrêt pour
se ravitailler est l'occasion de reformer le groupe. Malheureusement,
aucun café n'est ouvert et il faudra pousser jusqu'aux Vignes
pour en trouver un où le chocolat chaud et le café y sont
les bienvenus pour se réchauffer un peu. Au passage, le Pas de
Souci nous offre une très belle vue sur les eaux bouillonnantes
du Tarn, gonflé par la fonte des neiges et les pluies des jours
précédents.
A la sortie du café, c'est le premier incident mécanique
de la journée. Fred (l'Auvergnat) a crevé à l'arrière.
Avec l'aide des copains, c'est réparé en quelques minutes
et tout le monde repart vers Le Rozier.
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Du point de départ jusqu'à ce village, notre altitude
est passée de 515 m à 403 m mais maintenant les choses
vont très rapidement changer. Il faut gagner le belvédère
des vautours au Truel par une grimpette de 4 km. S'en suit une courte
et rapide descente puis une beaucoup plus longue mais très progressive
remontée vers Meyrueis à 700 m d'altitude.
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C'est maintenant l'heure de casser la croûte et ce moment est
vraiment bienvenu : le compteur affiche 70 km depuis le départ
et l'estomac commence à se plaindre ! Le temps toujours très
couvert et une température qui frôle péniblement
10° C nous incitent à délaisser la traditionnelle
terrasse en bordure du Béthuzon pour la douce chaleur de la salle
voûtée du café où nous dévorons notre
casse-croûte, accompagné de bière, de panaché
ou de boissons gazeuses. Après ces instants de récupération, il faut
se remettre en selle pour affronter la principale difficulté
du jour qu'est le col de Perjuret. Ni son altitude (1028 m) ni son versant
«est» n'en font un col redoutable mais les 11 km de son
ascension commencent dans Meyrueis par une pente très douce jusqu'à
Gatuzières avant une portion plus raide suivie d'un final en
faux plat sur quelques hectomètres, ce qui n'est pas des plus
facile immédiatement après le repas. Un second incident
mécanique vient ponctuer l'ascension : Fred (pas l'Auvergnat
!) crève en arrivant en vue de Gatuzières.
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| La moitié du groupe s'arrêté pour l'aider à
réparer alors que l'autre moitié, composée des
cyclos plus lents et/ou plus fatigués, poursuit doucettement
l'ascension et finalement nous arriverons pratiquement tous ensemble
au sommet. Francis, qui n'a que peu roulé depuis le début
de la saison, avait choisi de ne pas grimper le col et a profiter de
la voiture de notre accompagnateur pour se hisser jusqu'au col.
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| Au loin, la crête du mont Lozère apparaît encore
recouverte de neige. Après une courte pause pour se ravitailler
et s'habiller chaudement, nous attaquons tous ensemble les 5 km de descente
sur Fraissinet de Fourque.
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Nous faisons une halte à la stèle en mémoire de Roger Rivière, coureur cycliste professionnel qui y fit une dramatique chute lors du tour de France 1960 le laissant avec deux fractures de la colonne vertébrale et une paralysie des deux jambes alors que la victoire lui était promise |
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Après Fraissinet, la route, étroite et ponctuée
de quelques bosses, se faufile dans la très belle et sauvage
vallée du Tarnon. Vers Vebron, le soleil daigne enfin se montrer
et, par la même occasion, le vent qui sera défavorable
jusqu'à notre arrivée. Soudainement une détonation
se fait entendre provoquant l'arrêt immédiat de Fred (pas
l'Auvergnat) suivi du reste du groupe. Tout le monde examine sa roue
arrière : le pneu et la chambre à air ont explosé.
Bien sûr, chacun se propose de lui prêter une chambre mais
personne n'a de pneu de rechange et la réparation s'avère
impossible. Fred se trouve contraint de finir la randonnée comme
passager de Guy notre accompagnateur, le vélo sagement rangé
dans le coffre. Tous se remettent en route, profitant de cette douce
sensation de chaleur provoquée par les premiers rayons de soleil.
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La fatigue commençant à se faire sentir et le vent
soufflant toujours, les petites bosses ont rapidement pour effet de
nous disperser en petits groupes le long de la route. Nous nous retrouvons
tous au rond-point à l'entrée de Florac pour rouler ensuite
groupé sur la RN 106 beaucoup plus fréquentée puis
sur la route d'Ispagnac avant de revenir enfin à notre lieu de
départ vers 17 h 00.
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Beaucoup d'entre nous sont bien fatigués après 120
km de vélo et 1 150 m de dénivelée mais aussi très
heureux de cette journée qui fut clémente au niveau de
la météorologie et qui s'est bien passée malgré
quelques fâcheux incidents mécaniques. Le temps de ranger
les vélos dans les voitures et chacun regagne ses pénates
en pensant déjà à la prochaine balade sur la journée
programmée le 17 avril prochain.
Vous pouvez retrouvez toutes les photos de cette randonnée
dans notre photothèque en cliquant ici.
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