séjour dans les Pyrénées - été 2008


Comme les années précédentes, certains membres du club ont profité du séjour du Codep 48 organisé du 29 au 31 août 2008 aux Cabannes dans l'Ariège, pour découvrir un coin des Pyrénées la semaine précédente. Cette année, nous nous sommes retrouvé (Christian, Dominique accompagné de Claudine, Fred, et Pierre) à Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées, au centre de séjour "le Néouvielle".

A peine arrivés le samedi midi, le soleil est au rendez-vous et les premières balades à vélo ont commencé. Le samedi après midi a été consacré à la découverte de la vallée de Rioumajou, sur une petite route sans issue qui se faufile dans une vallée profonde. A Fredançon, la route n'est plus revêtue alors qu'il reste 4 km pour rejoindre l'hospice de Rioumajou à 1560 m d'altitude, où paissent tranquillement quelques vaches.

Le dimanche matin, la difficulté du parcours augmente : nous rejoignons Arreau (village étape lors de notre traversée des Pyrénées en 2006) avant de remonter la vallée du Louron jusqu'à Genos où les pentes du col d'Azet nous attendent. Au sommet, il ne nous reste plus qu'à se laisser descendre pour rejoindre Saint Lary, en passant par le village d'Azet et sa fontaine.
au sommet du col d'Azet

Après un repas dans un restaurant de Saint-Lary, nous décidons de faire une petite sortie vers Aulon. La petite route tranquille de fond de vallée nous réserve une belle surprise : un bon kilomètre où la pente dépasse les 15 % ! Nos efforts sont récompensés car ce village perdu au fond de la vallée est très sympa.

Le lendemain, les nuages ont envahi le ciel mais la pluie nous épargnera. Au programme du jour, nous avons l'Hourquette d'Ancizan. Son versant sud (le plus pentu) est boisé quasiment jusqu'au sommet qui laisse apparaître un paysage pastoral. Les moutons et chevaux s'y reposent parfois au milieu de la route ce qui nécessite une attention particulière lors de la descente. Nous récupérons la route du col d'Aspin à la carrière de marbre d'Espiadet pour les 6 derniers kilomètres de cette ascension. Après un délicieux repas à Arreau, nous rentrons à Saint-Lary par Grézan et Guchan pour éviter la route principale.

     Mardi, les choses vraiment très sérieuses commencent sous un soleil radieux. L'objectif du jour est l'ascension aux lacs d'Aumar dans la réserve naturelle du Néouvielle et de Cap de Long, toutes les deux à plus de 2 000 m d'altitude. Il nous faut d'abord remonter la vallée de la Neste d'Aure qui mène en Espagne avec son important trafic routier avant de rejoindre celle de la Neste de Couplan.
le lac d'Aubert à 2150 m d'altitude

Les 15 km d'ascension sont rudes mais les paysages grandioses font passer la pillule ! Arrivés au-dessus du lac d'Orédon, nous choisissons de monter d'abord aux lacs d'Aumar et d'Aubert à 2200 m. Allez voir notre photothèque pour vous rendre compte de la splendeur de ces sites naturels.

Après un bon repas au refuge hôtel d'Oredon où nous sommes très chaleureusement accueilli, il nous reste encore quelques forces pour gagner le barrage de Cap de Long à 2160 m, au pied du pic de Néouvielle et son paysage minéral.

Mercredi est un jour de repos (c'est à dire sans vélo) pour presque tous. Le matin, nous nous rendons en voiture au col du Tourmalet sauf Dominique qui nous y rejoint à vélo via le col d'Aspin. L'après-midi, nous essayons de rejoindre à pied le pic du Midi de Bigorre et son observatoire astronomique que nous souhaitons visiter mais la montée soudaine de nuages et le tonnerre nous en disuade à mi-chemin. Nous choisissons de faire demi-tour. Par chance, la pluie attendra que nous soyons dans la voiture pour faire son apparition.

Jeudi est notre dernier jour de vélo dans les Hautes-Pyrénées. Nous le consacrons au col de Portet à 2215 m d'altitude. Au départ de Saint-Lary, cela représente 1400 m de dénivelée sur 18 km... En plus, les 8 derniers kilomètres après la station d'Espiaube sont en fait une route pastorale très irrégulièrement revêtue. Nous y croiserons quand même 2 autres cyclos.
Fred, au col du Portet à 2215 m d'altitude

Vendredi, nous faisons les bagages pour rejoindre à midi les copains du club ainsi que ceux de La Canourgue, Marvejols et Saint-Chély d'Apcher aux Cabannes, pour le séjour du Codep.

L'après-midi est consacré pour certains à quelques achats andorrans et pour les autres à une petite balade de mise en jambe avant la grosse journée du samedi. Rejoindre la route des crêtes n'est pas une sinécure : sous la chaleur, la cote de Verdun est plutôt coriace. Comme dans la traversée des Pyrénées, la montée du col de Marmare depuis Caussou semble interminable et heureusement pour nous, la route est très ombragée. Nous basculons ensuite sur Ax-les-Thermes après le col de Chioula et regagnons les Cabannes par la RN 20 vraiment trop fréquentée.

Samedi matin, dès 7 h 45, les premiers cyclos partent à l'attaque du col de Pailhères à 2001 m d'altitude. Les 15 km sur la RN 20 qui nous séparent d'Ax-les-Thermes sont pénibles car malgré l'heure matinale, la circulation y est déjà dense. Fort heureusement, les premières pentes du col vers Ascou sont beaucoup plus tranquilles.
au sommet du col de Pailhères, au milieu des chevaux

Lors de la traversée des Pyrénées, nous avions eu droit à un violent orage. Aujourd'hui, le soleil et la chaleur sont présents. Cette longue ascension de 19 km, avec son final très pentu (9 % sur 6 km) demande une grosse dépense d'énergie mais offre de superbes paysages. Le pain et le saucisson sont les bienvenus pour recharger les batteries car il nous faut encore faire une trentaine de km pour rejoindre Espezel où nous devons déjeuner.

La descente du col de Pailhères nous amène jusqu'aux ruines du château d'Usson et aux gorges de l'Aude que nous suivons avant de bifurquer vers le col des Aychides et le plateau d'Aunat. Il ne reste alors plus qu'un belle cote pour rejoindre Espezel depuis les gorges du Rebenty. Le compteur affiche 73 km et un peu plus de 2000 m de dénivelée positive.

Après quelques rafraichissements, nous nous mettons à table pour un excellent repas digne de Gargantua !

Remonter sur le vélo devient alors un véritable effort, d'autant plus que la température est caniculaire. Ces conditions expliquent que beaucoup d'entre nous ne feront pas le parcours prévus pour l'après-midi mais rentrerons plus directement par le col des sept Frères puis le col de Marmare. La descente par Caussou et Luzenac nous rapproche des Cabannes en shuntant 10 km de la RN 20. Ouf !

Dimanche matin, la montée au plateau de Beille se fait sous les nuages mais sans pluie. Certains, trop fatigués par les efforts de la veille, opterons pour un tour en ville et la découverte du marché ainsi que de ses produits locaux.

Le repas du midi clôture ce séjour. C'est ensuite le chargement des vélos sur la remorque et le retour en car ou en voiture vers la Lozère en attendant l'édition 2009 qui nous emmènera découvrir un autre coin de France.


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