un peu d'histoire...

L'histoire du cyclotourisme vous semblera certainement plus ancienne que vous ne l'imaginiez.

Le premier voyage cyclotouriste connu est celui des frères René et Aimé Olivier, accompagnés de Georges de la Bouglise, qui rallient Paris à Avignon en 1865 sur des vélocipèdes de marque "Michaux". En 1871 est publié le premier récit de voyage. Les machines évoluent et l'on se sert ensuite de l'élégant mais dangereux grand bi, du tricycle puis de la bicyclette moderne apparue à compter de 1885.

En octobre 1889, Paul de Vivie, surnommé "Vélocio", crée le néologisme de "cyclo-touriste".

Le Touring Club de France, crée en 1890, se consacre à ses débuts uniquement à la pratique du cyclotourisme mais s'en détourne progressivement au profit du tourisme en général. Après la Grande Guerre, le cyclotourisme français n'est pas encore unifié mais de nombreux clubs apparaissent ainsi que des organisations collectives qui ne tardent pas à se multiplier.
Paul de Vivie, surnommé "Vélocio"

     Sous la tutelle morale du Touring Club de France, Gaston Clément crée le 8 décembre 1923 la fédération française des sociétes de cyclotourisme (F.F.S.C.). Indépendante, elle se démarque de plus en plus du Touring Club de France et de l'union vélocipédique de France. Ses effectifs, en croissance faible mais régulière, atteignent 9 000 personnes en 1939.

C'est sous la présidence d'André de Boubers, entre 1926 et 1932, qu'apparaissent les manifestations de la semaine fédérale, de Pâques en Provence (en souvenir de Vélocio) et des premiers brevets fédéraux bien connus des licenciés. Cette époque voit aussi la création de la revue fédérale.

Jusqu'à la seconde guerre mondiale, la FFSC se renforce en développant son cadre administratif avant de subir une crise importante où elle faillit disparaître après n'avoir été qu'une simple commission de la fédération française de cyclisme. Transformée en fédération française de cyclo–tourisme sous le régime de Vichy, la FFSC renait à la libération avec, au sein du siège fédéral, les dirigeants d'avant guerre et ceux de la FFCT de Vichy. Le 25 février 1945, une assemblée générale de conciliation fonde une nouvelle fédération sous l'appellation de "fédération française de cyclotourisme" reconnue par tous comme une renaissance de la FFSC.

Au début des années 1950, les effectifs atteignent 14 000 licenciés avant de chuter brutalement jusqu' à moins de 6 000 personnes en 1953. Il faut attendre le début des années 1960 pour stopper l'hémorragie et le début des années 1970 pour voir les effectifs explosés litéralement (115 000 licenciés !) en raison du "baby-boom" d'après-guerre qui se fait sentir, d'une certaine ferveur pour l'écologie et les activités de plein air et des circonstance socio-économiques.

Avec des possibilités financières accrues, la FFCT fait l'acquisition du "gîte des quatre vents" à Aubusson d'Auvergne et développe la revue fédérale. C'est le 30 octobre 1978 que la FFCT est reconnue d'utilité publique. Le 7 décembre 1977, un accord signé avec la FFC réserve les activités de cyclo-sport à celle-ci et le cyclotourisme à notre fédération.

Par la suite, la FFCT continue à améliorer son organisation administrative, son fonctionnement et sa modernisation tout en développant ses activités avec la création des voyages et séjours collectifs, des randonnées permanentes, du tour de France cyclotouriste et la reconnaissance du VTT comme faisant partie intégrante du cyclotourisme.

De nos jours, cette évolution se poursuit au travers des partenariats avec l'IGN, Monum (le centre des monuments nationaux), l'adhésion de la FFCT à l'union européenne de cyclotourisme ainsi qu'à l'union de cyclotourisme internationale. La FFCT fait aussi partie du conseil national des activités physiques et sportives de pleine nature et du conseil national de la sécurité routière.

Le récent lancement du projet "tourisme à vélo" recentre définitivement la pratique du cyclotourisme sur son thème principal, le tourisme, en maintenant le riche patrimoine de ses activités.